Road of Asia

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dimanche, 7 juin 2009

Andamans Island – Part II

Havelock

Nous retournons sur Port Blair le 08/01/09, l'île principale de l'archipel où nous devons acheter de nouveau des billets à la fameuse et démentielle « Shipping Corporation » et faire notre extension de visa (nous n'avions eu que 15jours à l'arrivée). Ouverture des portes à 9h15 (sans se presser…), petit sprint vers les guichets pour ne pas se faire doubler par toutes les indiennes qui, malgré leurs saris, s’empressent d’arriver les premières :) Me voilà de nouveau dans cet enfer administratif pour deux bonnes heures torrides et interminables !


Après une bonne dose de patience et quelques litres d’eau pour tenter de se rafraîchir, nous montons à bord du ferry en direction de l’île la plus « touristique » de l’archipel : Havelock.


Cette île de 92km² recouverte de jungle a, parmi ses nombreux atouts, l’une des deux plus belles plages d’Asie, la plage n°7 !


Encore sauvage et préservée, cette île est un petit coin de paradis pour les amoureux de la nature. Seule la partie nord de l’île est habitée par les quelques habitants. Le reste fait place à une nature luxuriante : des plantations immenses de cocotiers et bananiers pour la partie cultivée, une jungle dense aux arbres gigantesques occupant 90% du territoire, des mangroves, des plages de sable fin et une eau transparente à perte de vue…



On s’installe dans une petite guest house familiale recommandée par nos amis Clara et Thomas, le « Smile Garden », tenu par le jeune et adorable Choukoumar qui loue de mignons petits bungalows rudimentaires en bambou à 50m de la plage pour 50Rps (0.80€).


Nous sommes les seuls pensionnaires quand nous arrivons. Choukoumar et sa Maman nous accueille avec une gentillesse et une générosité déconcertante… Et pour nous souhaiter la bienvenue, il nous propose de nous servir 2 petits homards fraichement péchés par son frère pour la somme astronomique de 150Rps, les 2 !!! Surement les homards les moins chers du monde !

La devise de Choukoumar c’est : « definitly, it can possible ! », dans son anglais approximatif et accompagné d’un sourire jusqu’aux oreilles :)



Pendant que nous dégustons cette friandise de la mer, un touriste arrive et on assiste à des retrouvailles particulièrement émouvantes. Philippe est un routard italien d’une quarantaine d’années qui avait déjà séjourné sur Havelock pendant 3mois, 2ans auparavant. D’un naturel avenant et convivial, il était tombé amoureux de l’île et de ses habitants et s’y était fait beaucoup d’amis.

Après que Chouk lui ait littéralement sauté au cou et pleuré de joie de le revoir, nous faisons sa connaissance et il reçoit lui aussi son homard de bienvenue :)

Philippe parle parfaitement le français et nous raconte pas mal d’anecdotes sur Havelock et nous dévoile quelques petits secrets de l’île.

Il nous parle d’une balade sympa à faire traversant la jungle et la mangrove pour rejoindre « Elephant Beach », une plage sublime qui tire son caractère de ses arbres morts immenses étendus de tout leur long sur la plage et de ses fonds marins aux coraux et poissons multicolores.


Bien entendu nous acceptons et nous voilà partis le lendemain matin avec lui et Méla, une de ses amies italiennes qui vit à Londres.

Nous passons la journée sur cette plage à alterner bronzette, snorkeling et séances photos dans ces arbres plus proches de sculptures que de pins des Landes, le tout ponctué par les retrouvailles de Philippe avec ses amis de l’île.



En fin d’après midi, avant le coucher du soleil, nous prenons la route du retour car il est très facile de se perdre la nuit dans la mangrove et surtout de ne pas retrouver la porte d’entrée du chemin qui traverse la jungle jusqu’à la route principale. Philippe connaissant bien les lieux, nous ne sommes pas inquiets. Nous traversons la mangrove qui ne ressemble plus du tout à ce qu’elle était à l’aller… L’eau a monté et le décor n’est plus le même. Et finalement, au bout d’une bonne trentaine de minutes à longer la jungle pour en trouver l’entrée et la nuit tombant, nous sommes forcés de retourner sur la plage et de trouver un plan B pour rentrer au village...

De retour sur Elephant Beach, nous évaluons les possibilités qui s’offrent à nous. Il n’y en pas 50 ! Soit nous dormons sur place sans rien, à l’abri des cabanes des vendeurs de noix de coco plutôt spartiates, soit nous tentons de rejoindre la plage n°7 où nous trouverons des moyens de transport vers le village, à 5 bonnes heures de marche de là en longeant la plage.

Pas trop motivés pour dormir sur place et d’humeur aventureuse, nous décidons de tenter la 2ème solution. La lune étant pleine nous y voyons très bien. Le seul problème est que la marée est montante et rend quasiment impraticable pas mal d’endroits sur la côte et il faut passer par l’eau à plusieurs reprises.

Par chance, après une demi-heure de marche, nous tombons sur une famille de locaux qui étaient venus pic niquer avec leur bateau. Le père est un peu éméché mais super gentil. Il nous propose à boire et nous invite à partager leur repas avant de nous ramener avec son bateau pour une somme un peu excessive, mais il le sait, nous n’avons pas vraiment le choix :)
Nous n’osons pas vraiment nous incruster dans leur pic nique familial, mais nous nous retrouvons vite avec chacun une assiette bien remplie dans les mains et à discuter avec chaque membre de la famille (une petite dizaine !) dans une ambiance super conviviale :)


Après avoir mangé du délicieux plat préparé par la Mama, le père nous ramène et nous profitons d’un agréable retour sur l’eau au clair de lune.


Le lendemain, Natalia et Jaras nous rejoignent au « Smile Garden », ainsi que Judith et Aré un couple d’espagnoles et Marc, un sacré numéro, espagnol lui aussi que nous avions tous vu sur Neil Island une semaine plus tôt.

Nous décidons de repartir sur Elephant Beach avec eux, Philippe et Méla pour ensuite regagner la plage n°7 en longeant la côte.

Les paysages sont superbes tout le long de cette balade de 5h. Tantôt des plages de sables fins, puis des surfaces rocheuses, des arbres couchés qu’il faut escalader, le tout bordé par une jungle luxuriante.



A mi chemin, Natalia, Jaras, Judith et Aré décident de couper par la jungle pour éviter une partie de la côte rocheuse et plutôt glissante. Pas du tout rassurés à l’idée de passer par la jungle où il est très facile de se perdre, nous décidons de garder le cap. Et lorsque je raconte à Philippe leur décision de passer par là, il me dit que nous devons nous préparer à prévenir les secours, car ils sont sans doute déjà perdus...

Et c’est le cas ! Au bout de 50m, il leur était totalement impossible de se repérer dans cette jungle ultra dense. Et ils ne pouvaient même plus entendre le bruit de l’océan. Au final, avec beaucoup de chance, ils ont réussi à ressortir de la jungle au bout d’un bon moment à chercher une issue, pour se retrouver à une heure de marche avant l’endroit où ils avaient pénétré dans la jungle ! Et nous sommes bien contents lorsqu’ils finissent par nous rejoindre au lagon, juste avant la fameuse plage n°7 ; Cette incroyable et immense étendue de sable fin quasi désertique si ce n’est quelques touristes indiens et quelques occidentaux. Une eau turquoise et transparente ressemblant plus à une immense piscine qu’à un océan, si elle n’abritait pas quantité d’animaux marins tels des tortues et des poissons magnifiques.


L’étendue de sable est sculptée inlassablement par des milliers de petits crabes qui y dessinent des mosaïques circulaires.


Nous restons là, jusqu’au coucher du soleil avant de regagner l’autre côté de l’île avec le bus local.


Notre vie est rythmée sur l’île par des excursions au marché où on trouve plein de délicieuses choses à manger comme le Jack fruit, un fruit énorme à la chair jaune vif et au gout tutti frutti, du kurd (yaourt local), des samosas, des pakoras (petits beignets de légumes frits) et quelques petits restaurants qui servent des produits de la mer.

J’aurai encore beaucoup de choses à vous raconter sur ces 15 jours passés sur Havelock, comme le mariage auquel nous avons été invité où 800 repas on été servis, les gens adorables que nous avons rencontré sur l’île prêts à partager avec nous le peu qu’ils avaient, les enfants qui montent au sommet des cocotiers pour couper les noix avant qu’elles ne tombent par mégarde sur quelqu’un, les après-midi hamac sur les plages, les soirées barbecue avec Choukoumar, la sortie pêche avec sa mère et son oncle sur une petite barque à la tombé de la nuit et les milliers de sourires que nous avons vu là bas.



Tant de belles choses et de merveilleux souvenirs qui nous amènent tous les deux à la même conclusion : il faut vite y retourner ! Vite avant que les lignes aériennes ne s’ouvrent à l’international et que ce petit paradis ne devienne une annexe des îles de la Thaïlande, vite avant que les locaux ne soit plus intéressés que par l’argent des touristes et que de gros hôtels en béton viennent dénaturer ces paysages somptueux. N’oublions pas qu’il y a à peine 10ans, personne sur l’île n’avait vu un occidental et que la grande majorité d’entre eux n’ont, encore aujourd’hui, jamais mis les pieds sur le continent indien.

A très bientôt pour de nouvelles découvertes :)

Remerciements particuliers à Philippe pour ses photos.

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jeudi, 21 mai 2009

Andamans Islands – Part I

Les Andamans & Nicobar Islands forment un archipel de 350 îles, au sud de la Birmanie, plus proche de la Thaïlande que de l’Inde. Malgré ça, elles ne sont accessibles que depuis le continent Indien, ce qui leur permet d’être encore un peu préservées du tourisme de masse. La durée de séjour est de 30 jours maximum.

Seules quelques îles sont habitées et des ethnies de natifs des andamans existent encore.

Nous arrivons par avion le 27 décembre à Port Blair, capitale de l’archipel. Le bateau que nous avions raté le 24 arrive également le 27 et nous retrouvons Jaras (lituanien) et Natalia (russe), rencontrés à l’embarcation du bateau à Chennai.

Direction la Shipping Corporation, afin de prendre un ferry qui nous amène sur Neil Island, petite île à une quarantaine de kms de là.

Acheter un billet à la Shipping Corporation relève du combat : une queue immense dans laquelle les indiens s’agglutinent, où ça gueule et où il fait chaud, très chaud. Heureusement, il y a des files d’attentes différentes pour les femmes, moins longues et moins compressées !

Les guichets ouvrent normalement à 9h, mais la queue commence dehors dès 8h (peut être même plus tôt ?). A l’ouverture des portes, toujours un peu en retard, 9h20, tous courent pour prendre d’assaut les guichets. Et on comprend pourquoi assez vite : les fonctionnaires derrières les guichets ne sont ni très pressés ni très compétents. 10 personnes devant vous et c’est parti pour 2h d’attente minimum. Ils passent des coups de fils perso, prennent des pauses à tout moment, cherchent les touches sur leur clavier.. bref, c’est vraiment long.

Nous prenons enfin le bateau vers 13h et arrivons à 15h30 sur la petite île de Neil Island.

Il faut savoir que les Andamans ne sont pas sur le même fuseau horaire que l’Inde, mais fonctionnent pourtant à l’heure indienne, du coup avant 18h il fait nuit.

Jaras et Nathalia connaissent bien Neil Island pour y avoir passé un mois 2ans plus tôt. Nous les suivons donc chez leur ami qui tient un restaurant. Nous y posons les affaires et allons à la plage.


Premier aperçu de ces plages sauvages, bordées par une jungle dense et variée. Personne en vue sur cette étendu de sable, si ce n’est des bernard l’hermite en mass, des crabes et des coquillages. Sur cette île, pas de grande plage de sable fin, mais plutôt des fonds marins rocailleux, avec des coraux multicolores.

Première expérience de snorkeling (observation des fonds marins avec masque et tuba) et rencontre avec tous les potes de Nemo. Des poissons et des coraux de toutes tailles, aux couleurs incroyables..

Nous rentrons au restaurant après le couché du soleil, où nous commandons du Red Snapper, poisson rouge à la chair délicieuse :). Durant le repas, il se met à pleuvoir, chose exceptionnelle en cette saison, pluie diluvienne pendant 3-4 heures. Nous n’avons pas encore pris d’hébergement sur l’île et ça ne sera pas possible ce soir. Il est déjà tard quand la pluie s’arrête, et les chemins sont inondés.


Nous devons alors dormir sur place, rien n'est prévu pour, du coup on se retrouve à 4 sur une sorte de lit fait de petits rondins de bois, sans matelas et à devoir éviter les gouttes qui passent à travers le toit. Jaras, ayant hérité de la plus mauvaise place, avait pour couverture une bâche en plastique :) Dans la nuit nous recevons même la visite d'une grenouille qui venait gambader et croasser juste à côté de nos têtes.



Réveil avec le levé du soleil, à 5h, après une courte et peu confortable nuit, pour aller se trouver un vrai bungalow.

En chemin, nous retrouvons nos amis Clara et Thomas avec qui nous avions passé notre première semaine de voyage dans l'Himalaya. Nous nous installons donc dans le même resort, situé dans la jungle et à 100m de la plage :).


La vie sur Neil Island est très tranquille, uniquement 3 resorts sur l'île et peu de touristes.

Ici, pas de voiture, pas de scooteur, que des vélos! La vie de l'île tourne autour du marché central, où l'ont peut trouver le nécessaire.


Vers 15h, les pêcheurs arrivent pour vendre leur poisson fraichement pêché. Nous sommes de bons clients car quasiment tous les jours, nous leur achetons du poisson que nous faisons cuire le soir au feu de bois, accompagné de purée maison!


Nous passons également le premier de l’an sur l’île, où une petite soirée sur la plage s’est organisée, avec son et lumière, autour d’un grand feu de bois et bouteilles de champagne russe ramenées avec soin par Natalia.


La jungle qui nous entoure fourmille de vie. Des varans, serpents et araignées pour faire flipper Marie, mais aussi des plus sympas comme les crabes, bernards l'hermites, grenouilles et geckos. Mais la plaie de l'île, c'est les moustiques! Heureusement, pas de maladie transmissible par eux ici, mais mieux vaut être paré à les affronter au levé et au couché du soleil! (j'avoue qu’on n’était pas trop concernés par ceux du lever du soleil :)

Nous savions que Thomas et Clara faisaient des sculptures de sable sur la côte Atlantique, du coup nous les motivons pour en faire une ici! Nous voilà donc parti un matin tous les 4 avec nos sceaux en direction de la plage, côté "sunset view".



Nous les aidons pour le début, c'est à dire ramener de l'eau et faire une montagne de sable. Après, place aux artistes! Ils vont, pendant les 3-4 prochaines heures, sclupter cette masse de sable pour lui donner l'allure du "Laughting Bouddha".




Un policier qui passe par là, intrigué par la sculpture, prend des photos, et s'empresse d'aller raconter ça en ville.


Du coup, tout le reste de la journée jusqu'au soir des indiens défilent pour venir voir ce Bouddha de sable et donner quelques roupies aux artistes.




On profite pendant une dizaine de jours du calme de cette île sauvage, avant de retourner sur Port Blair pour faire notre extension de visa et rejoindre ensuite l’île la plus touristique de l’archipel : Havelock et ses plages de sable fin.

dimanche, 19 avril 2009

Varanasi, du 17 au 22/12/2008

Nous arrivons tôt le matin après une nuit dans le train dans le centre de Varanasi. C’est une ville très particulière sur le plan spirituel en Inde. C’est ici que les indiens espèrent mourir pour ainsi mettre fin au cycle des réincarnations. Organisée le long du fleuve sacré du Gange, la vieille ville qui entoure les ghâts est la plus ancienne ville du monde continuellement habitée et ce, depuis le 7ème siècle avant J-C. Et ca se voit ! Plus de 2000ans d’histoire subsistent entre ses murs. On va se loger dans cette partie de la ville, non loin de l’animation des ghâts et dans le joyeux bordel des rues de l’ancienne ville.


Véritable labyrinthe, il est très facile de se perdre dans cet amas de ruelles tentaculaires et seul le Gange qui ondule le long de la ville pour nous orienter. Et dans ces toutes petites rues, dont certaines ne font pas plus d’1m50 de largeur, ça fourmille. Des enfants qui se faufilent entre les vaches, les vielles femmes qui tentent d’atteindre les ghâts, les vendeurs des boutiques encastrés dans les murs ventant leur marchandise… Une foule se presse, quand on entend au loin un cortège funéraire qui arrive au pas de course sur nous, en direction des ghâts. Ils portent un corps enroulé dans des tissus rouges, jaunes et ors, posé sur un genre de civière du moyen âge, entouré d’encens et accompagné par les chants des rites funéraires.

Ils l’emportent vers les ghâts de crémation, où sur quelques morceaux de bois qu’aura pu se payer la famille du défunt, ils déposeront le corps avant de l’enflammer en plein air, à la vue de tous et sous l’œil perplexe des touristes. Après avoir assisté à la décomposition du corps, les cendres (et les morceaux s’il en reste…) seront ensuite déversés dans le Gange pour que le mort puisse ainsi mettre fin au cycle des réincarnations et atteindre enfin le Nirvana.Ca peut paraître glauque comme ça, mais au contraire. Ca déborde de vie, bien plus que chez nous. La mort est dédramatisée, c’est au contraire une joie, un passage vers autre chose. Et l’occasion d’une nouvelle coupe de cheveux pour le fils ou la fille ainé(e) du défunt qui doit se raser la tête.


Varanasi dégage vraiment une ambiance particulière, où on se prend à regarder couler le Gange perdu dans la rêverie. On peut rester spectateur pendant de longs moments de l’activité débordante autour du Gange, avec les centaines de bateliers qui attendent un client sur les rives, les dizaines de mendiants qui trouvent toujours une bonne âme pour leur donner une pièce, les sâdhus en quête de méditation les yeux braqués sur l’horizon. Les vaches sont toujours là aussi, faisant bronzette sur les ghâts tout en observant les buffles massifs et baveux se faire laver dans le fleuve sacré.


Les chèvres qui dévalent les marches des ghâts à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent, des chiens en pagaille suivis par leurs chiots ou encore les charmeurs de serpents en quête d’argent font aussi parti de ce décor un peu surréaliste, bien loin des quais bien agencés de Bordeaux… Les hommes prennent leur bain dans le fleuve, pendant que les femmes au ghât suivant font la lessive frottant leur linge dans l’eau trouble et l’étendant ensuite à même le sol, recouvrant ainsi les ghâts décrépis de multiples taches de couleurs vives.


Un épais brouillard entoure en permanence la ville depuis 3jours que nous sommes là, ce qui rajoute encore à cette impression d’être hors du temps. Et lorsque que la nuit tombe sur Varanasi, c’est l’ambiance tout entière de la ville qui change.


A bord du bateau à rames qui nous fait remonter les rives du fleuve, nous ne pouvons qu’être encore une fois spectateur de l’effusion de spiritualité qui s’étale sous nos yeux : le ghâts de crémation, qui fonctionne 24h/24h est éclairé par le feu des buchers, juste à côté de cette grande bâtisse délabrée où les veuves mourantes de tout le pays viennent attendre la mort. Au ghât suivant, c’est la Puja qui bat son plein.


C’est la fête du fleuve, tous les soirs à 18h. Une belle cérémonie où tout le monde se rejoint pour remercier le fleuve et demander sa bénédiction. Des offrandes sont faites, laissant flotter des milliers de petites bougies qui éclairent le Gange et les gens chantent des prières.


Au suivant, ce sont les longues marches du ghât tout entier qui sont recouvertes par 1000bougies qui scintillent dans la nuit et juste à côté, des groupes d’enfants jouent au sport national : le criquet.


Nous débarquons finalement et remontons vers notre guest house à travers les rues encombrées de la vieille ville, avec les yeux rivés sur le sol pour éviter les bouses de vaches qui jonchent le sol crasseux.
On suit les directions indiquées sur les multiples publicités peintes sur les murs. Et lorsqu’on est plus très sur du chemin, on trouve toujours quelqu’un pour nous indiquer la route.

On recroise pendant notre séjour à Varanasi, deux jeunes françaises rencontrées à Bundi et notre ami Brieuc de Mc Leod Ganj. Le monde est vraiment tout petit, même perdu au beau milieu d’1milliard 200millions d’indiens !

C’était notre dernière destination en Inde du Nord. On s’apprête à quitter l’Inde sacrée après presque 2mois. Nous sommes le 22 décembre, bien loin du sapin de Noël et de la buche traditionnelle. On embarque à bord du train qui nous emmènera pendant 44h vers le sud en longeant la côte est, pour atteindre Chennai. De là bas, nous devons prendre un bateau le 24 décembre dans l’après midi qui nous emmènera en 3 jours sur les magnifiques îles des Andamans !

Un petit mot pour finir pour vous donner quelques nouvelles fraiches car nous avons un sacré décalage avec le blog. Nous sommes au Cambodge depuis bientôt deux semaines et nous allons très bien. Et j’en profite pour faire un bisou spécial à Georgia et Stéphanie qui ne devraient plus tarder à accoucher, si ce n’est déjà fait. Gros bisous à vous et à très bientôt :)

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mardi, 14 avril 2009

Khajuraho, du 12 au 16/12/2008

Nous arrivons en fin d’après midi à Khajuraho, ville célèbre pour ses temples aux sculptures érotiques datant du 10ème siècle. A l’entrée de la ville, nous rencontrons un couple de français septuagénaires qui vivent ici 6mois par an depuis une dizaine d’année. Ils nous invitent à passer les voir ces prochains jours pour déjeuner.

On arrive finalement dans le centre et, à peine le rickshaw arrêté, des racoleurs de tous genres débarquent sur nous. On devrait y être habitué, mais ici, ils se montrent particulièrement insistants !
Malgré tout, on décide ici de se faire un peu plaisir et on prend une jolie chambre en centre ville pour 700rps/nuit (11€) au Marble Palace ! Et nous avons pour la première fois une baignoire, mais la pénurie d’eau dans la région ne nous permet pas d’en profiter…
Nous passons notre première soirée tranquillement, avant d’attaquer la visite des temples le lendemain.

En arrivant sur le site qui regroupe les principaux temples de la région, on ne peut qu’être subjugué par l’état quasi parfait, la beauté et les innombrables détails sculptés que dévoilent ces édifices vieux de 1000ans ! Un complexe qui comptait 85 temples à l’époque et dont seulement 22 subsistent encore aujourd’hui.


Merci Google Image...

Et en regardant d’un peu plus près, les fresques livrent un peu de leur histoire. Des combats de guerriers d’un autre temps, avec leurs chevaux et éléphants de guerre, qui trouvent ensuite réconfort auprès d’une de ces belles indiennes dénudées. Des scènes érotiques de plus de 1000ans, sculptées dans la pierre avec une multitude de détails précis et délicats, racontant les ébats de l’époque. Et une chose est sure, on a rien inventé ;) Des scènes plus libérées encore avec des représentations de deux femmes avec un homme, mais aussi et surtout l’intégralité du Kâma-Sûtra en 3D et quelques scènes plutôt improbables… Je vous laisse vous faire votre avis !




Et même des choses un peu bizarres... :)

Le lendemain, nous allons déjeuner chez le couple de français, qui nous prépare un festin pour l’occasion. Ils nous expliquent un peu comment ils vivent ici et comment ils ont réussi à acheter une maison. Ils se sont installés après être tombés amoureux de l’Inde et des gens qui y vivent. Leur niveau de vie n’est du coup, plus du tout le même. Ils ont à leurs côtés un cuisinier, un homme de confiance qui les emmène partout, un homme de ménage et des masseurs qui les soulagent quotidiennement. Je pense que peu de retraités en France pourraient se permettre un tel train de vie. Et leur appartement sur deux étages ne leur a couté qu’un peu moins de 20000€. Ils sont heureux ici et participent à la vie de la commune en donnant des cours de français à tous ceux qui le souhaitent, gratuitement.

Le soir dans la ville, Baptiste se fait accoster dans la rue par un jeune indien. Après avoir un peu discuté, on décide d’aller boire un chai avec lui et un de ses amis pour faire connaissance.

Ils sont super sympas, des étudiants de notre âge. Ils nous proposent de nous faire visiter la région en moto et de nous amener dans le vieux village où ils vivent avec leurs familles. On part donc avec eux le lendemain et on passe de supers bons moments dans les paysages magnifiques de la campagne indienne verdoyante. On visite ensuite leur village, où la vie s’écoule tranquillement, loin des spots touristiques et dans la pure tradition. De modestes maisons aux couleurs vives avec le maïs qui sèche dans les cours intérieures et l’eau que l’on va chercher au puits. Et encore des vaches, des chèvres, des poulets qui se bousculent dans les dédales de ruelles, où on aperçoit quelques vestiges de l’époque des temples, rappelant la grandeur passée. Ils nous emmènent dans la maison familiale, où nous faisons la connaissance de ses parents. Sa mère nous prépare un chai pendant que Jujar nous fait visiter sa maison. Il y a de nombreuses pièces organisées autour d’une grande cour ouverte, mais Jujar nous explique que toute la famille dort ensemble dans la même pièce. Il nous confie aussi qu’il n’aime pas dormir seul, du coup il dort toujours dans le même lit que son père :)

En repartant, nous rencontrons le maire du village en petite tenue qui nous souhaitait la bienvenue et qui n’a pas pu s’empêcher de nous poser la question préférée des indiens : « Which country ? ». Selon la légende locale, le maire parlerait 17 langues !

Nous passons nos derniers jours à Khajuraho avec nos nouveaux amis qui nous mettent au bus en direction de Satna, à quelques heures de là, d’où nous prendrons un train vers une toute autre ambiance : Varanasi.

vendredi, 3 avril 2009

Orccha, du 08 au 12/12/2008

Dans cette petite ville organisée autour d’un unique carrefour et de la place du marché, nous décidons de nous la couler douce pendant quelques jours après notre session de visites dans le Rajasthan.

De toute façon, il n’y à pas beaucoup de choses à faire ici, à part profiter de l’ambiance reposante de la ville, loin de l’acharnement des commerçants rajahsthanis, prêts à vous vendre tout et n’importe quoi et surtout à n’importe quel prix.

Orccha est un petit village perdu dans la vallée du Gange, entouré de ruines qui rappellent sa splendeur passée, avec ses anciens palais de Maharajah.

Sur le toit de notre guest house, nous rencontrons Kalou, un petit français de 9ans d’origine népalaise. Il a été adopté il y a quelques années par une famille de français, qui ont décidé de tout lâché pendant un an pour partir en voyage à la découverte du monde avec leurs deux enfants.
Nous passons donc quelques jours avec eux à partager nos expériences de voyages.

A Orccha, curieusement, on trouve la connexion internet la plus rapide qu’on ait jamais vu dans tout le pays. C’est encore un des paradoxes de l’Inde :)
On en profite donc pour mettre le blog à jour et regarder quelques zapping pour se tenir un peu au courant de ce qu’il se passe chez vous. On ne peut pas dire que les nouvelles soient des plus réjouissantes et on savoure d’autant plus la chance qu’on a d’être ici.

Je n’ai malheureusement aucune photo à vous montrer d’Orccha, les ayant toutes perdues lors du bug de l’ordi.

Après avoir visité la campagne environnante pendant ces quelques jours et observé la vie on ne peut plus détendue des habitants du village, nous reprenons la route le 12/12 vers notre avant dernière étape en Inde du nord : Khajuraho.

Je profite de ce post pour vous parler de « Slumdog millionaire », le dernier film de Danny Boyle que nous avons eu la chance de voir en Inde. Pour ceux qui seraient passés à côté, c’est un film magnifique sur une des facettes de la vie indienne et que je conseille à tous de voir.

Alors bon film et à très vite !

lundi, 23 mars 2009

Agra, le 08/12/2008

Arrivée sur Agra tôt le matin par un train de nuit depuis Bundi, nous attaquons une journée marathon. A notre arrivée, nous devons attendre l’ouverture de la bagagerie, afin d’y laisser nos sacs pour la journée. Les yeux encore tous collés, on prend un chai, en attendant l’arrivée de l’employé.

Ensuite, départ pour le site du Taj Mahal, où nous devons trouver la bonne entrée. Et ce n’est pas si simple bizarrement, car malgré que ce soit le site le plus touristique de l’Inde, il n’y a que très peu de panneaux en anglais et l’endroit est immense. Bref, ça se mérite une merveille ! On pénètre enfin les murs qui entourent le bâtiment principal et à travers la brume matinale qui englobe encore la ville, l’apparition du Taj Mahal ressemble à un mirage…


Entièrement faite de marbre, cette immense et parfaite construction s’élève devant nous majestueusement et sa couleur translucide, lui donne des airs fantomatiques.


Déjà, de nombreux visiteurs investissent les meilleurs spots photo, afin d’avoir LA photo souvenir devant le Taj. On a pris beaucoup de très jolies photos nous aussi, je pense environ une cinquantaine, mais le bug de l’ordinateur à Noël nous à fait perdre absolument toutes nos photos du Taj, sauf 2 qui sont pas top...
Donc malheureusement, on ne peut pas vous montrer nos belles photos, mais vous pouvez en voir grâce à Google ;)
Que dire sur Agra, à part parler du Taj Mahal, on ne peut pas dire grand chose de cette ville sans charme et polluée.

Nous attaquons donc la 2ème partie de notre journée qui est consacrée à la visite de Fatehpur Sikri, à 1h de bus d’Agra, pour y visiter sa citadelle. Bâtie en 1572, cette fantaisie architecturale s’inspire des différentes religions hindoue, musulmane et chrétienne. Le site est classé au Patrimoine mondial de l’Unesco.
Après ce retour dans le temps, via cette ville fantôme, nous devons vite retourner vers Agra, car nous prenons le train de 18h30 à la gare d’Agra Cant.
A 16h, nous sommes en place à l’arrêt de bus. Il ne devrait plus tarder… Enfin, normalement, mais nous sommes en Inde et il ne faut JAMAIS espérer que tout va se dérouler comme prévu par notre logique occidentale ! Le bus arrive enfin 45 min plus tard. On repart sous pression pour 1h de bus vers Agra.
A moins de 10min de l’arrivée, une épaisse fumée se dégage du moteur et notre bus rend l’âme. On décide d’attraper un rickshaw pour nous emmener le plus vite possible à la gare d’Agra Fort pour récupérer nos bagages, pour ensuite tenter d’attraper notre train qui part d’Agra Cant à quelques kilomètres de là.. Notre rickshaw ne parle pas un mot d’anglais, mais après s’être assuré qu’il avait bien compris notre programme, nous faisons la course avec lui.
Le timing est serré. Le temps me semble très long pour arriver à Agra fort et je commence à me demander si on va oui on non réussir à attraper notre train. Après 20min, notre chauffeur nous dépose à notre plus grand désespoir à la gare d’Agra Cant… Il n’avait rien compris… Nous sortons excédés de son véhicule et nous tentons le tout pour le tout avec un autre chauffeur qui nous assure qu’en moins de 25min il peut nous faire faire l’aller retour pour récupérer nos bagages. On court vers son rickshaw. Il fait le pilote à travers les artères embouteillées d’Agra. On récupère finalement nos bagages à 18h20, on retourne en sprint vers notre chauffeur. Il ne nous reste que 10min pour espérer avoir notre train.
Il nous dépose finalement devant la gare à 18h35… Trop tard… Ou presque, car la chance vient de tourner pour nous, notre train à 10min de retard ! Le temps d’acheter une bouteille d’eau et nous voilà reparti vers la gare de Jhansi. :)

Arrivée à 1h du matin, nous prenons encore un rickshaw pendant 45min afin de nous poser enfin, pour quelques jours dans la paisible ville d’Orccha dans l’état du Madia Pradesh.

On est super en retard sur notre blog, mais je tiens à déclarer que je me sens un peu seule pour le tenir... Alors n'hésitez pas à harceler Baptiste pour qu'il s'y mette! :)
La suite est en préparation et promis on vous fera pas attendre. Alors à très vite sur les routes de l'Asie.
On vous fait de gros bisous depuis les îles de la Thaïlande où nous ne sommes plus seuls...
Dédicace à Ludo et Lolo qui nous on rejoints il y a 15jours :)

mardi, 10 février 2009

Flash back 2008 -part 1-

JAISALMER

Bon, on a pas mal de retard à rattraper et beaucoup de choses à vous raconter sur notre fin de séjour dans le nord de l’Inde. Je vais tenter de vous retracer un peu toutes nos aventures et découvertes depuis notre arrivée à Jaisalmer le 26/11 et jusqu’à notre envol vers les Andamans le 27/12.

Jaisalmer est une agréable ville du nord ouest de l’Inde, ancien grand carrefour commercial du désert, non loin de la frontière pakistanaise. Nous nous y arrêtons pour profiter de l’attraction touristique principale du coin : le « Camel safari ».


Tous les hôtels et guest houses de la ville proposent leur formule, il ne reste plus qu’à faire son choix. Nous décidons de faire une excursion de 2 jours et 1 nuit dans le désert sur un circuit non touristique (histoire de ne pas devoir à partager notre coin de dune avec 60 autres touristes…). Nous partons avec Hussen et Ali, deux jeunes hommes du désert super sympas.


Une jeep nous conduit à une trentaine de kilomètres de la ville et nous dépose à l’entrée du désert où nous attendent nos dromadaires.


En route pour quelques kilomètres à travers un désert plutôt rocheux, territoire des quelques familles qui vivent ici dans de tous petits villages rudimentaires, à des années lumières de notre civilisation. Des troupeaux de chèvres défilent à la recherche d’un peu de verdure à se mettre sous la dent.


Après une matinée de traversée, nous faisons une pause à l’ombre d’un arbre où nos guides nous installent pour pic niquer. Au menu, nouilles, légumes variés et épicés, chapatti, chips pour l’apéro et bananes pour le dessert. Le tout cuisiné en direct au feu de bois et servi avec amour. Royal !


Après une petite sieste, nous repartons en direction des dunes de sable où nous passerons la nuit.
Nous arrivons peu de temps avant le coucher du soleil, nos dromadaires bien fatigués et nos fesses bien usées ;) Le temps de profiter de la vue qui s’offre à nous et déjà l’apéro est préparé pour nous au coin du feu, avec des petits beignets de légumes frits.
On passe la soirée autour du feu avec Ali et Hussein à échanger nos expériences, Hussein par exemple était marié depuis l’âge de 10ans à une petite qui en avait 9. Ali, à seulement 21ans, avait déjà deux enfants et sa femme enceinte du troisième.


Nous étions là, quatre jeunes de la planète Terre, vivant dans deux univers totalement différents à discuter, échanger, rigoler autour du feu, lorsque tout à coup sans crier gare, un petit scorpion tout blanc se dirige droit dans la direction de Baptiste :) Petit moment de panique à bord, réaction directe de Ali et Hussein qui s’empressèrent de le tuer ! Une petite heure de paranoïa s’en suivit pour moi, aux aguets du moindre grain de sable qui aurait bougé… Mais Hussein nous expliqua que si nous avions eu la chance de voir le scorpion avant qu’il n’arrive, c’était que notre destiné n’était pas de nous faire piquer aujourd’hui. Donc rien à craindre !
Finalement, nous partons nous coucher sur notre matelas en plein air installé par nos amis, moi tout de même bien emmitouflée dans mon sac de couchage, à l’abri des scorpions et autres petites bestioles du coin, on ne sait jamais :)
Et pour s’endormir, par une nuit sans lune, le spectacle du ciel et de la voie lactée qui se révèle dans ses moindres détails, d’une luminosité incroyable, laissant apercevoir les plus belles étoiles filantes qu’on ai jamais vu. Baptiste, ce chanceux en a vue une très spéciale, comme une boule rouge avec une trainée jaune derrière elle pendant deux-trois belles secondes.
Rien de mieux pour faire de beaux rêves et oublier la faune environnante. Au petit matin, Ali et Hussein nous réveillent avec un petit déjeuner servit au lit s’il vous plait. Un service quatre étoiles dans une ambiance désertique.
Nous faisons ensuite la route du retour avec cette fois nos dromadaires à diriger nous même.
On rentre bien cassés et tout crados de nos deux jours dans le désert, mais supers contents de l’expérience et de notre rencontre avec Hussein et Ali.


Nous quittons Jaisalmer le 29/11 au soir en direction d’Udaipur plus au sud.

UDAIPUR


Udaipur est sans doute l’une des villes la plus présentative de la grandeur de l’Inde. Avec son palais flottant au milieu du lac Picchola où seuls quelques chanceux peuvent venir dormir, avec ses jardins bien entretenus, ses fontaines, ses balades en bateau…


L’endroit est assez féerique.


La vieille ville grouille de marchands qui étalent leurs marchandises au milieu d’innombrables ruelles. On y trouve tous les jours un grand marché où se vendent les plus belles chèvres de la région.
Nous nous installons à notre arrivée dans une guest house recommandée par nos guides, un peu décevante néanmoins. Après avoir été malade à plusieurs reprises, je décide de trouver un petit réchaud électrique et de faire quelques courses afin de pouvoir de temps à autres cuisiner moi-même durant notre voyage. Nous arpentons la ville et faisons la connaissance d’un chauffeur de rickshaw. Il nous explique que sa belle sœur tient une jolie guest house avec vue sur le lac et qu’elle loue des chambres pas trop chères. Nous allons voir la gérante qui nous fait visiter de très jolies chambres à environ 6€ la nuit. Nous nous installons donc pour nos deux dernières nuits dans cette agréable guest house familiale.


Après quelques jours de visites des plus beaux endroits d’Udaipur, nous reprenons la route le 03/12 vers Bundi, petite ville paisible du Rajasthan, loin de l’activité des gros spots touristiques de la région.


BUNDI

A Bundi, nous atterrissons dans une guest house recommandée dans nos deux guides et qui, je pense, fut la pire de toute :)

Tenue par une mère et ses deux filles, cette maison familiale propose 4 ou 5 chambres. Elles nous en présentent une à l’étage pour 300rps, pas donné pour l’Inde, avec une salle de bain super glauque et l’ensemble plutôt dégueu… Un peu fatigué par le voyage et une grande envie de se poser, on décide tout de même de prendre la chambre.
On s’installe, je pars prendre une douche, et à mon retour, deux petites souris couraient sur le sol et une sur le lit. Quand même pas très motivés pour passer la nuit avec des souris, nous décidons finalement de tenter de trouver un autre hébergement. Mais au moment de partir, une des filles de la maison nous a littéralement imploré de rester, disant qu’elle nous donnerait une nouvelle chambre sans souris et pour 200rps au rez de chaussé. Ne pouvant refuser quoi que ce soit à cette femme qui était limite au bord des larmes, nous acceptons de rester. Elle me prit dans ses bras pour me remercier d’avoir bien voulu resté, encore toute émue de notre départ…

L’ambiance est sympa, shanti shanti comme on dit ici, qu’on pourrait traduire par tranquilou bilou par exemple. :) Dans le jardin derrière la maison, on rencontre quelques routards d’une vingtaine d’années, dont un photographe tchèque, un couple belge-argentin qui voyagent et vivent de leur artisanat vendu aux touristes et un couple de québécois en voyage pour un mois.

Encore une fois, et comme souvent tout au long de notre voyage, nous sommes réunis avec ces gens de tous horizons, de toutes religions, de tous les milieux et on apprend, on partage nos expériences de vie, on refait le monde parfois. C’est génial. Je pense que c’est une des raisons pour laquelle j’apprécie tant ce voyage. La découverte des autres, de leurs modes de vie, se rendre compte qu’il n’y a pas qu’un modèle de vie, il y en a des milliers. Et une façon de voir encore et encore que l’argent est loin de faire le bonheur ni la grandeur d’âme.
Et plus on découvre, plus on veut en voir. Ces 8 mois de voyage sont magiques mais à la fois trop courts pour satisfaire cette envie de découvrir « les autres » et la beauté de notre monde.

Enfin, pour en revenir à Bundi, nous avons profité de l’atmosphère paisible du coin pour louer des mobylettes et partir à la découverte de la campagne environnante avec nos amis du Québec.


Nous croisons de magnifiques paysages et la vie de l’Inde profonde, de l’Inde rurale, avec ses tous petits marchés organisés sur un unique carrefour, ses enfants qui nous disent tous bonjour à notre passage et les femmes qui portent des ballots de feuilles et de bois sur leur tête, qui sourient en nous voyant.


Et les hommes buvant tranquillement un chai à l’ombre d’une baraque de fortune, leur tête enrubannée de tissus multicolores.


On s’enfonce un peu sur les petits chemins et on rencontre un groupe d’une vingtaine de travailleurs du bâtiment, composé de femmes en saris et d’hommes en turban, plus ou moins jeunes et plus ou moins apte au travail…


Sans aucune possibilité de compréhension par la langue ou presque, on essaie de faire connaissance. On commence à les prendre en photo et avec la plus grande fierté, ils vont poser pour nous pendant une bonne demi-heure, abandonnant totalement ce qu’ils étaient en train de faire.


Et après chaque photo, il fallait bien entendu montrer à chacun sa photo sur l’écran de l’appareil. Les femmes, un peu timides au départ, me prenaient l’appareil des mains pour mieux voir et me demandait encore et encore de les prendre en photo.


Après quelques jours dans la campagne tranquille de Bundi, nous reprenons la route le 07/12 vers l’incontournable ville d’Agra, écrin d’une des merveilles du monde, le Taj Mahal !

To be continued… :)

samedi, 17 janvier 2009

Bonne Annee from the cocotiers !

Coucou a tous!

Je sais, on est super en retard sur le blog. Nous avons finalement debarque sur les iles Andamans le 27/12, et c'est tellement superbe qu'on a decide d'y rester le maximum autorise par notre visa, c'est a dire 1mois, au lieu des 15jours prevus au depart. Mais pas d'acces internet ou seulement a faible debit (33kbps...)
L'endroit est tout simplement paradisiaque et sauvage. Avec une eau turquoise ou tous les personnages du Monde de Nemo semblent avoir elu domicile. Et tout autour, une jungle dense qui abrite une faune tres diverse : gekos, serpents, araignees, crabes, elephants, perroquets... et surtout de magnifiques moustiques tropicaux qui nous grignotent regulierement. Nous sommes super heureux d'etre ici. Et on mesure la chance qu'on a de decouvrir ces iles encore epargnees par le tourisme de masse.

On vous racontera tout au retour sur le continent quand on aura acces a une meilleure connexion, avec des anectodes, des photos et tout et tout :)

Merci a tous pour vos commentaires, on va essayer de vous rapporter un peu du soleil des Andamans dans notre prochain post.

En attendant, on vous souhaite a tous une tres belle annee 2009. Pour nous, elle s'annonce plutot bien :)

Gros bisous et a tres vite!

vendredi, 26 décembre 2008

Joyeux Noël !

Salut à tous,

Juste un petit message rapide pour vous souhaiter à tous de très belles fêtes de fin d'année. J'espère que le Père Noël a été sympa avec vous (même avec ceux qui n'ont pas été très sages cette année :) ).

Nous, on a eu quelques mésaventures cette semaine.

Nous avons quitté le nord de l'Inde après presque 2mois, pour tenter de passer les fêtes de fin d'année sur les Iles Andamans. Départ de Varanasi le 22/12 pour quelques 40h de train vers le sud, afin de prendre un bateau à Chennai, qui devait nous emmener en 3 jours vers une destination paradisiaque, où se dorer tranquillement la pilule sous les cocotiers...

Mais malheureusement, notre train a eu 5h de retard et lorsque nous arrivons au guichet, après une course effrennée en rickshaw à travers la ville, on nous annonce qu'il n'y a plus de place sur le bateau, ce qui n'arrive normalement jamais...
Du coup, on a tenté de se consoler avec le colis que la mère de Baptiste nous avait envoyé à la poste restante de Chennai, mais après avoir testé une dizaine de bureaux pour trouver le bon, on arrive juste après la fermeture de ce dernier (il était 16h et les bureaux devaient normalement fermer à 20h...). Nous sommes donc condamnés à passer Noël à Chennai, 6Millions d'habitants et sans les douceurs contenues dans le colis (foie gras, camembert...).
Au bout du rouleau, on va se poser dans une guest house (message pour Cal (le vrai): une guest house, c'est comme un hôtel, mais à taille humaine, moins cher et en général, le personnel habite sur place. Une maison d'hôtes en gros :) ).

On n'abandonne tout de même pas l'idée de passer un petit Noël sympa et on tente un resto de "fruits de mer". Humph, sauf que c'était pas trop ça... Je commande une soupe de crabe et un poisson cuit dans une sauce à la noix de coco! Mais, je n'ai pas pu avaler ma soupe, car elle était ultra epicée et avec juste un ptit bout de crabe qui flottait à la surface... Mon poisson, c'était juste 2 petites tranches qui flottaient elles aussi dans une sauce épaisse super epicée et qui avait goût de tout sauf de noix de coco... Déception totale...

Il nous restait encore un petit plaisir possible une fois rentrés à la guest house, car nous nous étions mis de côté 5 épisodes de la série Desperate Housewives pour le trajet en bateau. (on se contente de ce qu'on peut, hein!).
Et là, comme si la journée n'avait pas été assez dure comme ça, au moment d'allumer l'ordi pour se détendre un peu devant notre série, plus de batterie, le câble d'alimentation est mort...

Bon, il nous reste la TV et les programmes passionnants en Indi.... Super Noël...

Enfin, on passe la nuit, bien décidés à trouver des solutions à nos problèmes.

Le lendemain, on se renseigne pour les billets d'avion car le prochain bateau n'est que dans 9jours. On partira finalement le 27/12 à 5h50 pour les Andamans (sauf si le sort continue de s'acharner sur nous :) ). On trouve aussi une nouvelle alimentation pour l'ordi.

Pour se remonter le moral, on part pour une après midi shopping dans les grands magasins de Chennai et on se fait nos petits cadeaux :). On trouve aussi du vrai gruyère et du gorgonzola dans une boutique Bio qui vend des produits de la ferme d'Auroville, un peu plus au sud. On y trouve même une baguette et une grosse boule de pain de campagne. Le rêve!

On rentre à la guest house, bien décidés à se faire plaisir avec nos fromages et nos séries à regarder. Mais là, nouveau coup du sort, l'alimentation fonctionne bien, mais windows ne démarre plus.....

Nous sommes toujours en train de tenter de régler le problème, avec le risque de perdre toutes nos photos stockées sur le pc. On décolle demain matin et il n'y aura pas d'accès internet sur les îles, donc on doit absolument résoudre le problème aujourd'hui, histoire de pouvoir, comme prévu écrire nos articles pour le blog et rattraper ainsi notre retard.

J'espère que j'aurai de meilleures nouvelles à vous annoncer dans notre prochain post.

La bonne nouvelle quand même c'est que nous sommes dans la catégorie "bloggeur du mois" sur le site aujourd'hui l'Inde grâce au piston de notre ami Brieux :) On est très fiers!

Aujourd'hui l'Inde

Enfin voilà, pendant que je vous écris tout ca, Baptiste a en partie réussi à résoudre les problèmes informatiques et ça devrait être bon avant le départ. Suspense!

En tout cas, on vous fait de gros bisous en espèrant que les fêtes se déroulent bien pour vous et que vous vous gavez bien de foie gras, gigot, saumon en pensant à nous :)

Y a pas à dire, la cuisine francaise est belle et bien la meilleure!

A bientôt sous les cocotiers!

samedi, 20 décembre 2008

Jodhpur

Nous entamons avec cette ville notre marathon des visites des merveilles du Rajasthan, avec ses forts majestueux et ses palais de conte de fées.


A Jodhpur, se dresse la forteresse de Meherangarh, qui surplombe une jolie ville bleue, du haut de sa colline rocheuse.


Meherangarh est la propriété de l'actuel Maharaja de Jodhpur. Nous y découvrons une partie de l'histoire du Rajasthan qui nous plonge dans l'univers des 1001nuits, avec ses Maharajas, ses princesses, ses palais et ses grandes batailles... Une de ces histoires raconte qu'en 1459, un homme se serait fait emmuré vivant dans les remparts du fort pour annuler un mauvais sors jeté sur Meherangarh. Une autre raconte aussi que cette porte recouverte de petites mains rouges, sont les traces laissées par les nombreuses femmes du Maharaja de l'époque, au moment où elles s'immolèrent sur son bucher funèbre... Brouuhhou, ça fait froid dans le dos..!


Nous découvrons aussi tout le faste de l'époque Rajput à travers les nombreuses pièces conservées par le musée du fort.

Nous sommes installés dans une jolie guest house, avec une belle vue depuis le toit, sur le fort et les palais de la ville. Toute proche aussi de la clock tower et de son activité débordante.


Notamment une curiosité de la ville, recommandée par tous les guides touristiques, l'Omelette Shop!
C'est un tout petit boui boui où "Omelette man", un adorable monsieur d'environ 55ans, fait de délicieuses omelettes. Au début, ce n'était qu'un complément en plus de son hôtel, mais lorsque le Lonely Planet le recommanda dans leur guide, il eut un tel succès, qu'il ne pu plus se consacrer qu'à ça. Du coup, il craque plus de 1000 oeufs par jour depuis 30ans!
Il nous accueille avec attention sur son petit bout de trottoir et nous fait déguster sans doute l'une de nos meilleures omelettes. Il est tellement populaire qu'il a de gros albums remplis de photos, cartes postales et commentaires élogieux de touristes des 4 coins du monde!


Nous n'en avons pas encore trop parlé, mais il y a évidemment beaucoup de mendicité en Inde, notamment dans les grandes agglomérations comme Jodhpur. Parmi eux, beaucoup de jeunes enfants viennent régulièrement grapiller quelques roupies, crayons ou nourriture. Nous ne donnons pas d'argent, car cela peut les encourager dans cette voie, mais au cas par cas, il est difficile parfois de juste détourner le regard...
Et tranquillement posés là, en train de déguster une bonne omelette, nous apercevons à 10m de nous 3 gamins du bidonville voisin qui trient des déchets dans la rue, dans l'espoir d'en obtenir quelques roupies... Nous discutons rapidement avec Omelettman qui nous propose gentillement de leur faire une omelette chacun avec des toasts pour 30Rps. Du coup, trop contents, les enfants s'installent avec nous pour manger. Entre temps, 3 autres gamins, amis des premiers arrivent et il était difficile de leur refuser 3 omelettes de plus. Du coup, pour l'équivalent de 1€, nous avons pu faire manger 6 enfants ! Et plutôt que de leur filer des roupies qu'ils se seraient surement fait rackéter par d'autres, au moins nous étions sûr qu'ils mangeraient quelque chose de bon.

Un peu plus tard dans la journée, nous nous baladons dans le grand bazar de la Clock Tower et nous croisons, comme partout en Inde, un grand étalage de vendeuses de bracelets, dont les indiennes se recouvrent littéralement les bras. Elles sont supères coquettes les indiennes, toutes pleines de bijoux des orteils jusqu'aux oreilles! Lorsqu'elles passent dans la rue, leurs nombreux bijoux s'entrechoquent et jouent une petite musique au rythme de leurs pas. :)
Je décide de m'approcher d'un de ces étalages aux milles couleurs. Après lui avoir acheté une babiole, je demande à la vendeuse de la photographier avec son étalage.
Les indiens adorent la photo! C'est une vraie folie. Ils adorent nous mitrailler et même souvent à notre insu avec leur téléphone portable, mais ils aiment aussi beaucoup être pris en photo. Les femmes font souvent les timides au départ, mais à partir du moment où j'ai eu pris cette vendeuse en photo, absolument toutes les autres en ont voulu une, avec leur copine, leur bébé, leurs bracelets...


Du coup, cette séance photo improvisée dans le bazar a rameuté encore plus de gens autour de nous, intrigués par la scène (ils sont très curieux les indiens, on vous l'avait déjà dit, non? ), qui eux aussi voulaient qu'on les photographie.


On a passé un super moment et ils étaient trop contents de se voir sur le petit écran de l'appareil. Une des vendeuses en a aussi profité pour me recoudre en direct un trou sur mon jean, à l'arrache, avec un vieux fil vert ! Là aussi, on a bien rigolé.
Les rapports avec les gens sont beaucoup plus spontanés ici malgré la barrière de la langue, et ça déborde de vie. Plusieurs vendeuses tenaient leur stand avec leurs bébés d'à peine quelques mois posés à même le sol, pendant qu'elles tentaient de nous vendre leurs bracelets. Nous nous sommes même retrouvés avec leurs bébés dans les bras et Baptiste a dû insister auprès d'une des mères pour qu'elle récupère le sien. Elle lui disait qu'on avait qu'à le garder! :)


Enfin, il ne nous reste déjà plus que le temps de déguster une dernière omelette, et nous achevons ainsi notre deuxième et dernière journée à Jodhpur. Nous reprenons le soir même la route vers Jaisalmer, ancien grand carrefour commerçant, au milieu d'un paysage désertique.

A très vite sur les routes de l'Inde!


mercredi, 10 décembre 2008

Merveilles du Rajasthan. Première étape : Pushkar

Coucou tout le monde!

Après les quelques péripéties qui nous sont arrivées, nous nous sommes finalement posés quelques jours à Pushkar, une jolie petite ville bien calme du Rajasthan. Ancien repère de hippies dans les années 70, l'esprit babacool règne encore aujourd'hui sur la ville. Pushkar est également connue pour sa grande foire aux chameaux organisée début novembre.

Nous arrivons juste après, loin de l'agitation et de la densité de population de Jaipur (3Millions d'habitants!).
Organisée autour d'un lac, Pushkar est une petite ville de 15000 habitants.
Nous décidons de nous installer dans un hôtel tout bleu au bord du lac, juste à côté du ghat sacré où ont été déversées les cendres de Gandhi.


Pushkar est aussi le rendez-vous des touristes occidentaux qui font du commerce de vêtements, car l'on y trouve de nombreux tailleurs à bas prix.

Nous profitons du calme qui règne ici maintenant, après la frénésie de la foire aux chameaux. Les prix des chambres sont divisés par 2 et les commerçants n'ont plus la grande forme et se reposent dans leurs shops.

Enfin, le calme ne durera pas si longtemps, car nous tombons en pleine saison des mariages en Inde. Et c'est loin une fois encore d'être comme chez nous! Mais il y a tant de différences que je vous raconterai ça plus en détails, quand j'aurai moi aussi mieux compris leur fonctionnement... En gros, un mariage indien dure en moyenne 5jours ! Et ils y mettent le paquet ! Réception, nombre de convives, fanfare et feux d'artifice, tout est démesuré.
Nous sommes donc baignés dans cette ambiance festive et nous pouvons même admirer le feu d'artifice le dernier soir depuis notre terrasse.


On en a aussi profité pour faire du shopping, souvenirs et cadeaux de Noël pour nos Mômans. Bon, vu qu'elles ont déjà reçu les colis, on peut vous le dire, ce sont des produits de beauté 100% bio de la marque "Himalaya herbal care". 100% végétarien aussi bien entendu, comme quasiment tout ici. Une déclinaison bien appétissante de produits à base de plantes, de fruits et de noix. Vous inquiétez pas les filles, j'en ai ramené pour vous aussi :)

On a fait aussi la rencontre de Christophe et Fred, un couple de français bien sympathique avec qui on a passé de bons moments.


Après avoir gentiment glandouillé 5 jours dans l'agréable ville de Pushkar, à regarder vivre les indiens, les pigeons, les vaches, les singes et les chiens (qui nous ont fait bien flipper!), on reprend la route vers notre prochaine étape, Jodhpur.

Départ à 7h du mat à bord d'un bon local bus bondé, (on commence à être rodés!) pour quelques 6h30 de trajet. Un indien se pose à côté de nous pendant le voyage et ne va pas déschotcher de moi pendant plus de 3h, alors que luttant contre le sommeil, je laissais parfois couler un filet de bave... Mais, il restait là, à me regarder, sous l'œil amusé de Baptiste. :)
Moi, je n'y fais même plus attention la plupart du temps, mais les indiens ne peuvent pas s'empêcher de me regarder avec insistance tout le temps, partout... On en rit souvent, mais c'est aussi parfois super lourd... Enfin bon. Fin du voyage, plus de fesses à force de se taper le cul tous les 100m contre le siège, mais contents d'arriver à notre nouvelle étape pour les 2 prochains jours.


samedi, 6 décembre 2008

Fish in India

Hello tout le monde,

Bon, nous sommes totalement à la bourre quant à l'actualisation du blog.. Nous enchainons les villes, les visites, les rencontres.. ça laisse peu de temps pour se poser et écrire. Les photos s'accumulent, faut les trier.. Bref on va prendre le temps de le faire :)

Voilà quelques trucs qui nous sont arrivés entre le 14 et le 24 novembre.

Cette période a été assez éprouvante, sur les 10 jours, j'ai été malade les 5 premiers.. Et nous avons fait notre baptême des pièges à touriste et des galères en Inde.

1 - réserver un billet de train par le net
2 - réserver un billet de train à la gare de New Delhi
3 - transporter des bijoux à Jaipur
4 - rentrer chez soit de nuit à Pushkar

1/ réserver un billet de train par le net

On s'est dit que ce serai pratique de pouvoir booker nous même les trains pour le voyage, histoire de pas avoir à subir la désinformation des agences de voyage peu scrupuleuses. Nous voilà donc parti sur le site pour réserver. Nickel, on trouve le bon train, aux bons horaires, dans la classe qu'on veut. OK, on paye par cb, on imprime le billet. Là, on se rend compte que c'est un billet en waiting list.. bon apparement, on a quand même très souvent le train.

On part donc pour Haridwar. Arrivée en début d'après midi, on va à la gare se renseigner pour notre train qui est le soir à 23h30. Radicalement differente de Rishikesh, Haridwar, une des 7 villes saintes de l'Inde, où nombre d'Hindous vont en pélerinage, compte beaucoup de touristes, mais des touristes indiens. Les occidentaux on les cherche. Où qu'on soit, les gens autour nous regardent. Enfin, surtout Marie en fait :)

On finit par trouver la bagagerie dans l'immense bordel de la gare, on y pose nos sacs, et on en profite pour demander à l'employé si notre billet est valable tel quel. Apres avoir lu notre billet imprimé, il nous dit que c'est ok, on peut monter dans le train comme ça. Bon, faut savoir qu'ici, mieux vaut demander à plusieurs personnes, histoire d'etre sur..

On se dirige donc vers un guichet "booking", et c'est parti pour la premiere file d'attente. Toutes les indications étant écrites en hindi, difficile de comprendre quelque chose..
C'est assez drôle les files d'attente, les indiens veulent toujours vous doubler, quelque soit la longueur de la file d'attente (ils se doublent aussi entre eux hein :)
On finit par arriver au guichet, on donne notre billet, le gars semble un peu perplexe, lit toute la page, pour finalement nous dire qu'il faut qu'on aille à un autre guichet, un peu plus loin. Bon, cette fois ci, y a écrit "Reservation".. nouvelle file d'attente, même cinéma, il nous dit qu'il faut qu'on aille au guichet juste à côté, mais il n'y a personne pour l'instant. On patiente, le gars arrive, pour finalement nous dire de revenir apres 20h..

OK, on part visiter la ville, assister au Ganga Aarti, manger dans un bon resto, et retour à la gare.

L'ambiance a changé, plus de file d'attente aux quelques guichets encore ouverts, mais des indiens qui dorment, partout, allongés sur le sol, sous de grosses couvertures. Devant la gare, sur les quais, dans le hall, jusque sous les guichets, il sont partout et s'entassent :)


Une vache qui fouille les affaires des Indiens dormant dehors

On y retourne, personne, on attend un peu (faut être patient ici :), et le type fini par arriver. Il consulte son ordi, et nous donne notre nouvelle place dans la waiting list, 16 et 17e (on était 32 33 avant..). On essaie alors de savoir si on a une chance d'avoir le train ce soir, impossible d'obtenir une réponse.
On décide donc d'attendre 22h avant d'aller reconsulter notre place dans la waiting list; de toute façon on ne peut pas récupérer nos sacs, la consigne est fermée jusqu'à 22h30..

22h, retour au guichet. Plutôt que de nous donner comme on l'esperait notre nouvelle place, et enfin répondre à la question de savoir si on peut avoir ce foutu train ou pas, il nous informe qu'il ne peut rien faire pour nous, qu'il nous a déjà donné nos nouvelles places, et que de toute façon il ferme, faut qu'on aille voir à un autre bureau. Bon.


Ils sont partout.. :)

Recherche difficile du nouveau bureau en question, il s'agit en fait du "ticket office supervisor". Une piece qui donne sur le quai, au milieu de laquelle se trouve une grande table avec des gens qui s'activent dans tous les sens autour. On entre, on trouve un employé, lui explique la situation: en gros savoir si on peut prendre le train ou pas. Il lit l'intégralité de la page, pour la filer à un de ses superieurs. Nouvelle lecture du billet, et il sort alors un pavé de pages, listing des passagers. Et c'est parti pour une premiere recherche de nos noms dans le listing. Il ne trouve pas, le refile à un collègue, puis, un supérieur arrive, reprend la recherche en main, pour finalement la délaisser à quelqu'un d'autre.. c'est le bordel. Apparement c'est impossible d'avoir le train ce soir. Mais même quand à la fin on lui demande "donc c'est sur on ne peut pas avoir le train?", il répond par le classique balancement de tête à l'indienne qui peut vouloir dire : oui, non, peut être, je ne sais pas ou je ne comprends pas..

Bref, nous abandonnons l'idée de prendre le train ce soir. Nous décidons d'aller voir à la gare routière si un bus de nuit est possible pour Delhi. Nous arrivons à 22h45, un indien nous accoste, il s'occupe du bus pour Delhi, et le départ est pour 23h! Parfait, ou presque, car il s'agit d'un bus local, c'est à dire bien pourri, dans lequel les indiens s'entassent, et où tu fais des bonds de 20cm au dessus du siège sur les nombreux chaos de la route.

On finit par arriver en vie à Delhi à 5h. Rickshaw jusqu'à la guest house de Pahar Ganj, et par chance, le receptionniste était déjà debout. Reveil du boss pour négocier le prix de la chambre pour la fin de nuit.. on s'en tire pour 50Rps (250Rps la nuit normalement).

2/ réserver un billet de train à la gare de New Delhi

Bon là on a fait les bons touristes non avertis.. Nous sommes dimanche, et nous décidons de partir le lendemain pour Jaipur, notre première étape dans le Rajasthan. Vu la premiere expérience du billet électronique, on décide d'aller à la gare directement. Il est midi, les guichets ferment à 14h..
A l'entrée de la gare, un gars censé bosser là nous explique que vu l'heure, et la queue, on ferai mieux d'aller au DTTDC (Delhi Tourism and Transport..). On en a déjà entendu parlé, c'est dans le Lonely, et c'est pas trop loin. Ca parait une bonne idée. Le gars super sympa nous attrape un rickshaw, nous négocie un bon prix pour la course, et c'est parti.
On arrive dans Connaught Place, c'est le bon quartier, puis dans le bon "bloc". Depuis la rue, des panneaux indiquent le DTTDC, ça parait officiel, mais ça ne l'est pas..
Le gars au bureau essaiera juste de nous revendre son chauffeur pour parcourir le Rajasthan, 40 000Rps, ahah.
Nous partons donc, sans billet de train. De toute façon tout est complet pour le lendemain.. Mieux vaut réserver à l'avance le train ici.. :) Nouvelle leçon.
Bilan, on part le lendemain en bus.

3/ transporter des bijoux à Jaipur

On arrive à Jaipur (3 millions d'habitants), il est 21h et je suis toujours malade, le thermomètre indiquera 40° ;/
Du coup, on prend un hotel à proximité.

Une fois dans la chambre, nous recevons un appel de la réception, en francais. Marie répond, et un jeune Indien de 25ans se présente comme étant étudiant en peinture et apprenant le francais.
Il nous propose de m'amener voir un médecin ce soir, et surtout de nous faire visiter la ville le lendemain, lui permettant ainsi de pratiquer la langue. Marie décline et met fin à la conversation, sans accepter quoi que ce soit pour le lendemain.
Un peu plus tard, je descends à la réception, et le fameux étudiant, Krishna, m'interpelle. Il se représente, m'explique que ça lui ferai plaisir de parler francais, me donne sa carte pour que je l'appelle demain avant de partir afin qu'il nous prenne en charge. Je prends sa carte, sachant à l'avance que je ne l'appelerai pas, et le quitte là. (en tant qu'occidentaux, nous sommes systématiquement sollicités par des gens en tout genre, qui voient en nous de bons distributeurs à billets.. donc mieux vaut se renseigner à l'avance et choisir par soit même)

Après une nuit agitée, nous quittons l'hôtel à midi. A peine mis le pied dehors, un gars nous interpelle, Lucky. Il se présente, étudiant lui aussi, et ami de Krishna. Celui ci lui ayant demandé de venir nous récupérer dans la matinée, ça fait 2h maintenant qu'il nous attend là. Il parait sympa, nous propose de nous amener à la guest house de notre choix, ou du sien (les chauffeurs de rickshaw touchent des commissions en amenant des clients aux guest houses). Nous acceptons de voir celle qu'il propose, située dans un bon quartier et pas chère. Elle est plutôt bien, avec une terrasse sur le toit. En y arrivant, nous rencontrons un couple de francais, qui est là depuis 4 jours, et qui nous la recommande.

On s'installe sur la terrasse, Khrisna nous y retrouve. Nous faisons connaissance avec eux, autour de plusieurs verres de chai. Il nous repropose alors de nous servir de guide, c'est commun ici, prendre un rickshaw pour la journée, en general pour 300Rps. Il n'en a pas après notre argent, on lui donne ce qu'on veut à la fin de la journée, de 100 à 400Rps. Il nous propose également de nous amener à une soirée chez des amis à lui, qui prépareront à manger, acheteront des bières.. Il nous répéte que ça lui fait plaisir de parler francais, et que c'est bon pour son karma (vu depuis la France, ça doit paraitre n'imp, mais ici c'est pas choquant un gars qui tient un discours comme ça :)
On décline l'invitation pour le soir, pas vraiment confiance en eux, et encore un peu malade, ce qui servira d'excuse pour ce soir là.. (il proposera quand même d'amener Marie, mais non merci =)
Lucky nous fait faire une petite visite du centre de la ville, et nous présente leur professeur de peinture, qui nous fera une démonstration de leur technique à base de pierres colorées avec lesquelles ils peignent en miniature.
Il nous ramène, et nous fixons le rendez vous à 11h le lendemain matin pour faire la visite de la ville.

Ce soir là, c'est le départ du couple de francais rencontré un peu plus tôt dans la journée. Ils ont passé 4 jours avec leur guide, Sony, un gars bien, dont ils ont rencontré la famille, avec laquelle ils ont mangé plusieurs fois. Nous en profitons pour lui demander s'il connait Khrisna. C'est le cas, il nous affirme qu'il s'agit d'un chic type, et qu'on peut lui faire entierement confiance. Ca nous rassure pour le lendemain, et on arrete d'être parano.

11h, Khrisna arrive. On discute un peu autour d'un chai sur la terrasse, et établissons le programme de la journée. Il nous sort son carnet de recommandations, il est rempli de messages élogieux à son propos, dans toutes les langues..
Là, il nous explique que si on est interressé, il connait un bijoutier qui bosse avec des touristes, et qu'il peut nous proposer un petit travail qui rémunère bien. Hmm. Pas vraiment interressés, il insiste pour qu'on passe le voir, il est pas loin, et ce serai bête de passer à côté d'une bonne oportunité.

Un peu contraints, nous partons donc chez le fameux bijoutier. On entre dans un magasin propre, où ils nous font patienter. A partir de là, tout est royal, exemple: Marie a faim, ok ils vont lui chercher un mc do, et reviennent non pas avec un, mais 2 menus. Jus d'orange frais, coca, chai à volonté.. On demande un paquet de cigarettes, ils vont nous le chercher, n'en prennent pas un, mais deux.. sans qu'à aucun moment nous sortions d'argent. Tout est offert.
Un occidental traverse le magasin pour aller dans le bureau du boss, duquel il resortira un quart d'heure plus tard. On nous explique de pas parler business avec les autres occidentaux, tout le monde n'a pas les mêmes deals..
On finit par voir le chef, qui va nous expliquer le deal: les bijoutiers ont soit disant des cotas d'exportation, au delà d'un certain nombre, ils se retrouvent à devoir payer des taxes de 250% à l'état, argent qui va evidemment directement dans la poche des politiques corrompus. Afin d'éviter celà, ils passent par des touristes qui ramenent les bijoux dans leur pays. Fin d'année, approche de Noël, ils ont beaucoup de commandes et cherchent des touristes pour faire les coursiers.
Le principe est simple: ils nous font une facture à notre nom, nous amenent les bijoux à envoyer, que nous empactons nous même, devant eux, et que nous conservons avec nous jusqu'au bureau de poste de notre choix. Ils préfèrent passer par la poste, pour avoir une assurance au cas où le colis serai perdu/volé.
Tout est déclaré, les bijoux et leurs valeurs, également présentes sur le contrat d'assurance. Ca passe par la douane, c'est pas de la contrebande. Ils nous payent tous les frais, dont le billet allé-retour pour aller réceptionner le colis, moment auquel nous devons les remettre à leur intermédiaire en France, et qui procédera au paiement en liquide. Un peu trop beau pour être vrai cette histoire.
Lorqu'on les questionne, ils ont réponse à tout, et s'énervent un petit peu si on se montre trop suspicieux ("tu sais où est mon magasin, tu sais où je me trouve, moi je te connais pas")
Je prétexte un important coup de fil à passer pour quitter cette bijouterie. Khrisna nous ramene donc à la guest house, où il nous demande de faire nos affaires pour nous installer dans leur guest house, plus classe, tout offert et à volonté. Nous refusons de bouger. Mais il faut qu'on y retourne, ils sont censés nous montrer les bijoux, et on doit leur donner notre réponse.. Impossible de s'échapper facilement de cette situation, Khrisna qui parle francais est constament là, impossible de se parler librement.
On y retourne donc. On patiente dans le bureau du boss, le temps que les bijoux arrivent soit disant du coffre qui est à la banque. Il nous montre alors le dossier de l'anglais qu'on a vu passer dans le magasin un peu plus tôt dans la journée. Reçu de la poste, avec 10000£ de bijoux déclarés, reçu de l'assurance avec les mêmes valeurs, photocopie du passeport, du permis de conduire..
Les bijoux arrivent. Une quinzaine de bagues, serties de diamants. Ils veulent nous faire envoyer 15000€ de bijoux chacun. Soit 15 bagues d'une valeur de 30000€ au total. Vu la gueule des bagues, je doute qu'il y en ai pour plus de 5000€, mais bon, je suis pas connaisseur ^^.
Lorsqu'on se montre réticent au deal, ils montent d'un ton, comme quoi on serai stupide de ne pas accepter, qu'il n'y a pas d'embrouille. Oui oui. Depuis un moment, une pression permanente pèse sur nous. Impossible de partir comme ça.
Je prétexte devoir vérifier sur internet la marche à suivre pour importer des bijoux en tant que touriste, vérifier que ce soit bien légal. Ils finissent par nous lacher et accepter qu'on aille sur le net. Khrisna, rejoint maintenant de Lucky nous amenent donc dans un cyber café, et nous attendent devant.
Première recherche sur google "transport bijoux jaipur" et on tombe sur ça:

Témoignages

Quelques témoignages assez flippants de l'arnaque. Bref, le Khrisna soit disant digne de confiance nous a bien amené dans un traquenard. Vu les témoignages, ça peut mal se passer même si on refuse le deal. Ils savent dans quelle guest house on est, qui est peut etre également dans le coup (ils connaissaient bien Khrisna et Lucky en tout cas). On veut prendre un rickshaw, rentrer à la guest house, prendre nos affaires et partir, mais ils nous attendent devant.. Je prétexte une fois encore devoir repasser par la guest house, parce que je me sens pas bien. Ils nous y ramenent, mais ne partent pas. Nous attendent sur la terrasse. Hm. Ils veulent encore nous amener à une soirée ce soir.. Je leur dis ok pour la soirée, je vais faire la sieste, qu'ils repassent ce soir nous prendre.
Ca y est, nous sommes seuls, on peut enfin partir. Ah non, notre laundry (linge sale qu'on avait laissé à laver) qui devait être près pour le début d'après midi, ne sera dispo que ce soir.. le réceptionniste de la guest house s'inquiete de savoir si on check out.. hm, mélange de parano et de stress.
Bref, on finira par récuperer notre linge vers 19h30, juste avant que Khrisna débarque nous prendre pour 20h..
Direction la gare de bus, et c'est parti pour Pushkar. Ce petit flip est déjà derriere nous, et la charmante ville de Pushkar est toute proche :)

4 - rentrer chez soit de nuit à Pushkar

Dans le bus pour Pushkar, nous sympatisons avec un couple de francais super sympa, Christophe et sa copine, Fred, avec qui nous passerons quelques jours.
C'est le premier jour que nous sommes là, et on ne connait pas encore la ville et ses dédales de rues.
Nous passons la soirée dans leur guest house et les quittons vers minuit. On n'avait pas imaginé ce qui nous attendait..
Seulement 400m doivent séparer leur guest house de la notre, lorsqu'on connait le chemin.. Et c'est parti pour traverser le labyrinthe formé par ses étroites ruelles, certaines doivent à peine faire 1m50 de large. Pas un indien en vie dans les rues, pas un shop ouvert à cette heure là, par contre, des chiens sont là, et en mass.. La nuit c'est leur territoire. Ils y en a par dizaine, où qu'on aille, et ils se montrent aggressifs, aboient non stop et nous suivent.
En Inde, les chiens sont peureux, considérés comme la réincarnation des voleurs, ils sont maltraités.
En journée on n'en voit pas trop, mais la nuit la ville leur appartient, ils forment des meutes nombreuses dans toutes les rues. Il va falloir les affronter. On s'avance dans une ruelle qui théoriquement est la bonne direction, face à nous se dressent 4 chiens, qui nous fixent en aboyant sans interruption. Ils nous bloquent le passage et derriere eux, nous en entendons qui se battent.. Pas encourageant pour avancer plus loin. Demi tour, nous retombons sur la premiere intersection. De la rue d'où nous sommes arrivés, des chiens qui nous ont suivis barrent maintenant le passage, 2 rues sur 4 sont donc maintenant infranchissables. Sur les 2 restantes, une mène à l'opposé de là où nous devons aller, l'autre on ne sait où.. Bref c'est celle là qu'on prend. On avance, pour tomber sur un nouveau petit carrefour, et de nouveaux chiens.. sachant que les autres nous suivent encore, à une certaine distance. On peut les faire fuir, ils reculent de 3m, puis nous refont face en aboyant d'autant plus fort.. Ce petit manège a duré 15-20min, avancer dans des ruelles, faire demi tour, faire reculer un peu les chiens, pour qu'ils reviennent et en plus grand nombre.. On s'est même retrouvé pris au piège dans une impasse, avec une petite dizaine de chiens nous bloquant l'issue de l'autre côté..
Nous passons enfin devant une guest house référencée dans le Lonely. Parfait pour voir sur la carte où nous sommes. Mauvaise nouvelle, on est encore plus éloigné de notre objectif qu'au départ.. Et pour avoir eu une vue d'ensemble sur les ruelles qui menent au Lac sur lequel se trouve notre guest house, pas une n'est pas remplis de chiens sauvages..
On se réengage dans les rues, puis pas longtemps après, nous croisons enfin un indien. Il est à moto. On l'arrête, pour lui demander la direction. Il nous l'indique, et s'inquiete de savoir si tout va bien.. On lui explique la galère avec les chiens qui bloquent les rues. Il fait demi tour, nous dit de monter, et hop nous ramène jusque devant la porte de notre guest house.. Il refuse qu'on lui donne quoi que ce soit, c'est normal pour lui de rendre service. Merci à lui, je ne sais pas comment on aurait fait sinon.. :)

Bon finalement, on a compris le fonctionnement du train et du site pour réserver, on a aussi appris à être vraiment vigilant avec les indiens qu'on rencontre, et ne pas trop s'éloigner de la guest house la nuit :)

Depuis Pushkar, on est allé à Jodhpur, Jaisalmer, Udaipur, et nous sommes maintenant à Bundi, petite ville pas trop touristique du Rajasthan.

Mais c'est Marie qui vous racontera tout ça dans son prochain post, qui devrait arriver avant Noël, promis!

samedi, 22 novembre 2008

Bienvenue en Uttarakhand !

Salut tout le monde! :)


Nous avons passé 4 jours à Rishikesh, capitale mondiale du yoga, situé au nord est de Delhi, non loin des sources du Gange. Ce fleuve sacré que les indiens considèrent comme leur mère et dans lequel nombre d’entre eux viennent se purifier chaque jour.


Nous sommes dans le quartier de Lakshman Jhula, quartier très animé au bord du Gange et juste sous le pont suspendu qui permet de rejoindre l’autre rive. Nous optons pour nos deux premières nuits pour un joli ashram (sorte de lieu de retraite spirituel) avec balcon sur le fleuve. Une petite folie pour 400Rps la nuit (6.60€).


Mais avant d’en arriver là, revenons sur les quelques heures de bus depuis Mc Leod Ganj…
Départ à 16h le 09/11 du centre ville pour la gare routière de Dharamsala en bus local, les sacs sur le toit et un bus bondé ! Notre 2ème bus part à 18h pour Dehra Dun, d’où nous prendrons un dernier bus pour Rishikesh à 6h du mat, après 1h d’attente à la gare routière.
Finalement, après avoir demandé conseil à un couple d’anglais rencontrés dans le bus, nous arrivons à notre hôtel aux alentours de 8h. Et oui, faut pas être pressé !

Enfin, nous sommes bien contents de nous poser un peu et nous découvrons une ville encore un peu endormie à cette heure matinale.
Après s’être installés, redécouverte de notre quartier qui pullulait maintenant de vie et de commerçants prêts à vous vendre tout et n’importe quoi et surtout à n’importe quel prix.

Le mot d’ordre en Inde c’est : MARCHANDER ! Une anecdote assez drôle pour illustrer, Baptiste avait repéré un pantalon de bonne qualité dans une boutique. Le premier prix annoncé par le vendeur avide 1700rps ! Une fortune ici. Au final après de longues négociations, il s’en tire pour 500Rps.

Et c’est comme ca pour tout. Tout, absolument tout est négociable en Inde. Du prix du kilo de banane à la nuit d’hôtel, en passant par le coup de fil à l’étranger et la course en Rickshaw (petit taxi à 3roues très utilisé en Inde et très pratique)… Alors faut y aller tranquille, se renseigner un peu auprès des habitués du voyage que l’on rencontre un peu partout, et surtout marchander.
Bien sur, après quelques heures de bus dans les pattes, il est aussi possible de se faire avoir et de payer 20Rps de trop pour une course en Rickshaw. Mais bon…

Donc nous passons notre première journée un peu dans le coltard, et nous découvrons cette nouvelle région réputée également pour le rafting ! Nous décidons de prendre quelques infos sur les tarifs pratiqués dans les multiples agences du coin et finalement, nous partons le lendemain matin à 9h pour une descente de 30km sur le Gange, au milieu des montagnes.

C’était très sympa. Pas trop physique, car il y avait du courant, mais que quelques rapides. Nous étions 10 sur le raft, 2indiens, 4 anglais, 2américains et 2français (l’indien tombe à l’eau, qui reste dans le bateau ? :) ).
Durant la descente, sur les rives, on croise des campements de l’armée indienne qui faisaient eux aussi du rafting. Et c’est parti pour une bataille d’eau, « civils européens VS armée indienne ». Les indiens sont très joueurs dans l’ensemble. Il suffit de se prendre au jeu et on se marre bien avec eux !
Sur le raft, nous sympathisons avec un couple d’anglais d’une trentaine d’années qui nous recommandent de venir dans la Guest house où ils se trouvent, qui loue de chouettes chambres pour 250Rps.
Nous déménageons donc le lendemain matin pour une Guest House à 100m de là.

Nous allons ensuite faire une petite escapade dans le quartier plus spirituel de Rishikesh, Ram Jhula, à quelques kilomètres au sud. Sur la route, nous croisons un bon nombre de singes assez comiques et quelques écoliers qui s’amusaient avec eux.


A Ram Jhula, se trouve l’ashram qui a hébergé les Beatles à la fin des années 60 et qui a donné à Rishikesh sa renommée de capitale mondiale du yoga et de la méditation. Cet ashram est aujourd’hui abandonné et la végétation et les singes en ont fait leur domaine.

Le soir, après le coucher du soleil sur les rives du Gange, nous assistons à la cérémonie religieuse de la communauté spirituelle de Swarg Ashram. Musiciens et fidèles chantent ensemble autour d’un feu et allument des bougies qu’ils déposent en offrande sur le fleuve.


Le lendemain, on profite de notre dernière journée à Rishikesh pour se balader sur les plages de sables fin qui bordent le Gange. Le sable est pailleté et brille au soleil. Les vaches font bronzette et les sâdhus font trempettes.


Un saddhu est quelqu'un qui quitte son ancienne vie pour une quête spirituelle. Il ne possède aucun bien matériel, ne travaille plus et vit exclusivement d'offrandes. Il est traditionnellement habillé en orange et est présent dans toute l’Inde.


Le soir, nous décidons de tester un resto recommandé par le Lonely Planet sur l’autre rive.
Le Tulsi restaurant nous aura laissé un sacré souvenir avec notre première intoxication alimentaire. A 5h du mat nous avons tous les 2 été réveillés avec le ventre en vrac, et Baptiste a été malade les 2jours suivants.

Le lendemain matin, après une nuit un peu mouvementé, nous refaisons nos bagages pour partir à Haridwar, ville sacrée de l’hindouisme. Nous partons faire la visite d’un temple bondé dans les hauteurs d’Haridwar auquel on accède par un petit téléphérique qui nous emmène 550m plus haut.
C’est aussi le repère des macaques à l’affut de nourriture et qui n’hésitent pas à se montrer menaçant afin de détrousser la foule de pèlerins.


Dans la soirée, nous nous rendons sur le lieu où Vishnu (divinité qui protège et préserve tout ce qui est bon dans l’univers et qui peut prendre différentes formes comme Krishna ou Bouddha) aurait fait tomber un nectar céleste et où le sol aurait pris l’empreinte de son pied. En ce lieu hautement sacré, un nombre incalculable de pèlerins viennent se laver de leurs péchés dans le courant rapide du fleuve et faire des offrandes pour eux et leurs familles aux instances religieuses. Ils se réunissent chaque soir pour célébrer le Ganga Aarti.
Le fleuve est alors illuminé par des centaines de petites flammes et on ne peut que se laisser porter par la vague spirituelle, en écoutant les chants sacrés.

Le soir, après un échec total pour prendre un train, nous attrapons un bus local bien pourri pour nous emmener en pleine nuit à Delhi. Baptiste vous racontera l’épisode bien galère à la gare d’Haridwar et les quelques autres péripéties à l’indienne qui nous sont arrivées…

En tout cas, on est en route pour Delhi, on est dans le bon timing dans notre itinéraire et malgré les bonds de 20cm que nous faisions dans le bus à chaque nid de poule, on est finalement arrivés… Bien crevés vers 5h30 du mat à la gare routière de Delhi. Nous traversons la ville en rickshaw jusqu’à la Guest house où nous étions arrivés avec Matéo et Célia le premier jour.
On reprend la même chambre et on se rendort tranquillement jusqu’à midi…

Nous sommes de retour ici notamment pour faire du shopping dans le grand fouillis de Main Bazaar à Paharganj. Et c’est également notre point de départ vers le Rajasthan, avec ses déserts et ses palais, où nous devons passer les trois prochaines semaines.

Mais je vous raconterez tout ca dans un prochain post :)

Encore merci à vous tous qui suivez notre aventure et pour finir un petit coucou des jardins du Fort Rouge de Delhi.


jeudi, 13 novembre 2008

Mc Leod Ganj

C’est parti ! Après avoir réservé un bus depuis notre Guest house, nous voilà de nouveau sur la route pour environ 8h. D’abord un bus de Jari à Bunthar, puis un second qui devait nous amener à Dharamsala pour 6h du matin. Finalement, nous débarquons en pleine nuit, 2h30 du mat, dans une ville totalement inconnue et sans réservation… Kevin l’australien nous avait indiqué une Guest house sympa et pas cher en plein centre de Mc Leod Ganj où il avait séjourné 3semaines avant d’arriver à Jari. Elle s’appelle «Seven Hills». Nous prenons alors un taxi pour monter à Mc Leod en espérant que nos hôtes voudraient bien nous accueillir à cette heure ci !

Nous voilà dons en pleine nuit dans un vieux taco à la recherche de notre hébergement, sur des routes de montagne pas très rassurantes et avec un véhicule qui peine en côte… Mais c’est comme ça ici, c’est la débrouille et le dicton en Inde c’est « Tout est possible 24h/24 7/7 ! »
Et le pire c’est que c’est vrai ! Après 45min de route et la patience de notre adorable chauffeur, nous finissons par trouver « Seven Hills ». Maintenant il ne reste plus qu’à réveiller le réceptionniste qui dort bien profondément par terre dans le cyber café… Nous frappons de nombreuses fois avant de réussir à lui faire ouvrir un œil. Il nous donne, encore à moitié endormi, notre numéro de chambre et nous pouvons alors libérer notre chauffeur qui attendait patiemment que nous trouvions un logement.

Nous nous installons donc dans cette jolie chambre avec vu sur la montagne (ça va devenir une habitude !), contents d’être enfin arrivés et partis pour une bonne nuit de sommeil bien méritée. :)

Le lendemain, nous profitons du bon nombre de cybers cafés pour se tenir un peu au courant de ce qu’il s’est passé dans le reste du monde… Nous apprenons avec joie les résultats de l’élection américaine.

Puis, nous partons à la découverte de notre nouvelle ville. C’est assez touristique. Il y a énormément de boutiques de souvenirs tibétains et de mendiants dans la rue. Mais l’ambiance est tout de même très agréable avec tous ces moines tibétains en tenue et ces temples pittoresques.

Nous faisons le lendemain la rencontre de Brieuc, un étudiant de Science Po qui étudie le système éducatif chez les tibétains en exils pour 9 mois. Nous partons avec lui en balade dans la montagne jusqu’à des chutes d’eau.


Le coin est très joli et nous assistons à la séance bronzette et lessive de quelques moines ;)


Nous retournons vers la ville pour se restaurer dans un des innombrables restos et boui boui du coin. Comme nous n’avons pas encore testé un bon resto, on en profite.
Petit diner romantique sur les toits du resto à la bougie, avec service impeccable, pour la modique somme de 4.65€ ! Même pas le prix d’un Big Mac !
Bien callés, on se balade dans la ville avant de rentrer dormir.

Dernier jour à Mc Leod, nous n’avons pas encore visité le musée tibétain. Nous découvrons là bas en détail le massacre de 1.200.000 tibétains sur 6millions de population totale… Massacre perpétré par les chinois, malheureusement toujours d’actualité. Nous en reparlerons plus en détail dans une rubrique à part.

Après cette triste réalité, rien de mieux pour se ressourcer que la visite du temple Tsuglagkhang, qui est consacré à Avalokitésvara, divinité de la compassion. Il abrite une statue dorée de Bouddha de 3m de haut. Dans ce temple, un groupe de jeunes touristes indiennes m’accoste pour me prendre en photo avec elles. Elles sont fascinées par la peau blanche des occidentaux, comme beaucoup d’indiens. C’est parti pour une petite séance photo sous l’œil bienveillant de Bouddha.


En sortant, petit coup d’œil sur la demeure bien gardée du Dalaï Lama, puis nous regagnons le centre ville pour manger un bout. Nous repartons dans l’après midi de Mc Leod par le bus de 16h, en direction de Rishikesh.

Je termine ce post depuis notre chambre d’hôtel avec balcon et vu sur le Gange, avant de partir à la découverte de cette nouvelle ville. :)

On vous fait à tous des bisous :)

A bientôt sur les routes de l’Inde !


Coucher de soleil sur Rishikesh depuis notre balcon...

lundi, 10 novembre 2008

Vallée de la Parvati

Salut tout le monde !

Un nouveau message consacré à l’Himachal Pradesh et la vallée de la Parvati que nous venons de quitter après 5 superbes journées ! Les journées sont courtes ici car les hautes montagnes qui nous entourent font tomber la nuit à 17h30. Alors on se met au rythme local : debout entre 7h et 9h le matin, réveillé par le soleil dans la chambre, petit déj au soleil avec vue sur la montagne s’il vous plait, préparé à la demande par nos hôtes avec des produits exclusivement locaux et frais !


Mon préféré : le muesli with kurd, mix fruit and honey, (80Rps-1.3€) avec les fruits du jardin, le yaourt fait avec le lait de leur vache et muesli à base de céréales cultivées dans le coin. Le miel des montagnes bien entendu. Que du bonheur dans ton assiette ! Et moi qui ne déjeunais jamais en France, le petit déj est devenu mon moment préféré de la journée.

Après un bon muesli, on part se balader dans les montagnes, profiter du soleil et de la vue sur les sommets enneigés de l’Himalaya. On s’aventure jusqu’à une jolie cascade et on profite de ce petit coin de fraicheur pour contempler la nature.
Les arbres sont immenses ici, ce sont les cèdres de l’Himalaya !

Ce coin de la vallée est très paisible, il n’y a que de rares touristes. Le village de Jari est à 15min à pied de notre Guest house perchée dans la montagne. Nous y descendons par un petit chemin bien pentu pour nous rendre à notre cantine favorite : un petit « boui boui » tibétain super sympa, très bon et pas cher du tout. Compter 35Rps pour un Thali bien servi ! Et surtout, sa spécialité, de délicieux « momos » sorte de petit beignet farci de légumes correctement épicés et le tout cuit à la vapeur. C’est excellent ! Et ca ne coute rien…


Après mangé, petite grimpette digestive pour remonter à la Guest house, où nous rejoignons nos colocataires de la semaine, Célia, Mateo, Thomas et Clara, mais aussi Kevin un australien d’une quarantaine d’années qui parcours l’Inde à moto pour quelques mois et 2 japonais d’une trentaine et d’une cinquantaine d’années. Le tout, tenu par une famille d’Indiens pas toujours faciles à cerner mais très attachants.
Notamment, le petit Padam qui se faisait héberger par cette famille, mais qui, en contre partie était un peu l’esclave de la Guest house. Ce gamin d’environ 10ans faisait absolument tout dans la maison, hormis la cuisine. Du ménage, aux courses, en passant par le nettoyage des bouses dans l’étable… A côté de ca, les enfants des propriétaires allaient tous les jours à l’école..


Mais nous sommes en Inde, et Padam n’est pas le plus jeune que nous ayons vu au travail. Surtout à Delhi. Enfin, la vie suit son cours dans les montagnes et au moins, il ne manque de rien.

De notre côté, nous profitons du beau temps pour faire quelques machines, à la main s’il vous plait. Et finalement, dans ce décor de rêve, c’en devient même un plaisir !
En attendant que ça sèche, on s’assoit autour d’une table à l’ambiance auberge espagnole. Notre anglais, pas très sur au début, commence peu à peu à s’améliorer et j’en profite même pour travailler mon espagnol avec Clara, qui parle aussi français.
L’ambiance est très sympa, différents horizons qui se rencontrent, qui échangent et finalement un point commun : l’envie de découvrir autre chose.

Et entre 21h et 22h au lit ! Oui, oui comme les poules ou presque !

Nous nous sommes aussi aventurés en dehors de Jari. A Manikaran, petite ville de la vallée, célèbre dans la région pour ses sources d’eau chaude. Nous y avons passé une journée avec bien sur petit bain chaud privé dans une Guest house. Bain bouillant, puis douche fraiche, rien de mieux pour se remettre en forme.
Sur le retour, après un peu de shopping, nous faisons un petit arrêt dans le village de Kasol, dans un lounge/zen restaurant à la musique psychédélique… Après un bon repas au milieu des arbres, retour sur Jari.


Voilà pour ces quelques jours dans la vallée de la Parvati. Excellente introduction à notre voyage, cela nous aura permis de prendre nos marques dans ce grand pays avant de partir seuls maintenant, un peu plus au nord, en direction de Mc Leod Ganj, haut lieu de spiritualité et siège du gouvernement tibétain en exil. C’est également le lieu de résidence du DalaÏ Lama.

A tout de suite à Mc Leod Ganj…


mercredi, 5 novembre 2008

Himachal Pradesh

Namaste !

Je vous écris en direct des montagnes Himalayennes, de notre adorable Guest House (100Rps la nuit à deux soit 1.60€) située dans la vallée de la Parvati. Nous sommes arrivés il y a 3jours après 19h de bus depuis Delhi !


Petites habitations à côté de la guest house

Mais avant d’en arriver là, je me dois de vous raconter le début de notre périple.

Jeudi 30/10 matin, nous prenions l’avion. Arrivée à 9h à l’aéroport de Roissy, enregistrement auprès de notre compagnie aérienne Gulfair, petit déj sur le pouce et hop embarquement ! Il est 11h et l’avion ne va pas tarder à partir, nous sommes tout excités !

Décollage réussi et après 6h de vol, arrivée à Bahreïn, pas très loin de Dubaï, dans une ambiance déjà totalement différente. A bord de l’avion, nous avons fait la connaissance de deux vrais routards et passionnés de l’Inde, Mateo et Célia qui ont 31 et 29 ans. Ca a vraiment été une chance pour nous car ils nous ont donnés tous les meilleurs conseils pour notre voyage et nous ont surtout aiguillés sur les mystérieuses routes de l’Inde.

Nous avons donc passé 4h heures ensemble lors de l’escale avant de reprendre notre avion à 00h55 heure locale. Pendant cette attente, nous faisons également la connaissance de Nadine et de son fils de 12ans, Joey qui voyagent à l’année. Nous ne pouvions pas rêver mieux comme introduction au voyage.

Et nous voilà repartis pour quelques heures de vols à bord d’un avion rempli d’Indiens :). Nos guides, précieusement placés dans le sac avant le voyage afin de les bouquiner, n’ont du coup pas du tout servis ! Et il nous reste encore 3 bonnes heures avant d’apercevoir le lever du soleil depuis l’avion sur Delhi.

Première impression à l’atterrissage avec cette sorte de brouillard ambiant qui englobe Delhi, et hop premier contact avec la population dans la véritable « file indienne » qui mène au contrôle de police. On tombe sur un douanier pas très jovial mais on s’en fiche ! Ca y est on est en Inde et c’est un autre monde. Nous rejoignons nos nouveaux amis qui nous attendent pour prendre un taxi vers le quartier routard du centre de Delhi : Pahar Ganj

Cette fois, on y est ! C’est tout simplement hallucinant, le premier mot qui sort de ma bouche à la sortie de l’aéroport, c’est « wow » ! Nous débarquons dans un énorme bordel organisé où des vingtaines de taxis attendent les voyageurs dans une ambiance pleine d’odeurs, de bruits et de gens qui circulent dans tous les sens. Ca klaxonne, ca change d’odeur et ca grouille de vie à chaque coin de rue. On traverse la ville et premier regard sur notre nouveau pays pour les 100 prochains jours…

On suit Mateo et Célia dans la Guest house où ils comptaient aller, et nous prenons une petite chambre à 250Rps (4€), tout confort. Accueil très sympa par les 3 mecs qui tiennent la « Yes Please Guest House ». On est super crevés mais super heureux d’être ici. On part en ville, manger notre premier repas : un bon Thali ! Le plat complet ici : du riz, des haricots en sauce, des légumes cuisinés, du chapatti (sorte de galette de pain) très bon, du kurd,( yaourt local) et de la salade, le tout présenté dans un plateau à compartiments. C’est très bon, très copieux et surtout pas cher du tout 60Rps un peu moins de 1€ ! On laisse un pourboire avec ça, on est royal ! Le tout servi avec le sourire, un accueil chaleureux et un service rapide. Ah oui et ça se mange avec les doigts, mais attention la main droite pas la gauche !!! On est loin de la France…

Je pourrai encore vous tartiner de nombreuses pages sur nos premiers pas en Inde, car il y a tant de choses à raconter, tant de différences, de bizarreries pour nous occidentaux ! photos à l’appui :)

Nous passons donc une nuit à Delhi histoire de s’acclimater et surtout de se reposer du voyage car nous n’avons pas dormi depuis le 30/10 8h et nous sommes le 31 au soir…

Après une bonne nuit et un délicieux petit déj banana pancake, et milk shake goyave ananas mangue, on attaque une agréable après midi de shopping dans les rues bien remplies de Delhi.

Là les filles vous allez râler :) : une jolie tunique 100Rps (1.6€), un pantalon 250Rps, une montre 75Rps, un sac a main 70Rps, un Chai dans la rue 3-5Rps (le super bon thé au lait de là bas) et surtout d’innombrables boutiques où l’on trouve tout et n’importe quoi. L’artisanat local est vraiment chouette et l’ambiance dans les rues bien loin de la rue Sainte Catherine (*rue commerçante de Bordeaux). Ah, et il fait 30° au fait :)

Il est déjà 16h et nous prenons le bus pour notre 2ème étape : l’Himachal Pradesh.

Avec environ 1h30 de retard, nous prenons la route à bord d’un bus bien rodé : 1.500.000km au compteur sur les routes sinueuses et pas bien larges de la vallée. Mais notre chauffeur assure et les heures de bus passent vite dans l’excellente ambiance qui règne à bord. Des amis de Mateo nous ont rejoins. Nous sommes une petite colo de 8 maintenant. 6 Français, 1 Tchèque Thomas et sa copine Espagnole Clara. Ca parle toutes les langues à bord et on peut fumer sa clope avec le chauffeur et son copilote dans leur cabine sans oublier de leur en offrir une ;) Ce n’est que vers midi le lendemain, après un changement de bus sur la route, que nous arriverons à notre destination : le petit village de Jari, perdu au fin fond des grandes vallées Himalayennes. Nous sommes à environ 2000m et l’air est frais. Nadine et Joey, eux sont à Nagar un peu plus haut dans la vallée, mais peut être que nous pourrons les recroiser prochainement.

En tout cas, il n’y pas à regretter ces quelques heures de bus (pour 300Rps – 5€ !) ! La vallée est superbe, beaucoup de Tibétains se sont réfugiés ici et les gens sont vraiment gentils. Notre Guest house est à 15min de marche du centre, sur un petit chemin qui traverse habitations, plantations, fermes, où l’on croise des enfants qui sont amusés de nous voir et nous font de grands sourires. Puis, on tourne la tête et là, juste sous nos yeux les sommets enneigés de l’Himalaya. C’est un endroit vraiment agréable et apaisant où les relations humaines et la vie en général, semblent avoir un tout autre sens.

Nous nous installons donc ici pour quelques jours à 100Rps la nuit avec vu sur la montagne, on a le temps de voir venir. Alors on s’aventure depuis 3 jours déjà dans cette jolie vallée et on profite du calme et de la sérénité de cet endroit, bien loin du quotidien occidental.

Que du bonheur en résumé, un voyage qui commence on ne peut mieux et la suite s’annonce elle aussi très bien.

Bon, ca suffit pour aujourd’hui, j’espère avoir pu vous embarquer un peu avec nous et surtout que vous ne vous êtes pas endormi avant la fin :) Nous on profite un max et on prend chaque jour un peu plus de plaisir dans cette découverte de l’Asie.

On pense à vous :)

Gros bisous à tout le monde et à bientôt !


Rue de Pahar Ganj

samedi, 1 novembre 2008

Arrivee Delhi

Hello tout le monde,

Ca y est on est bien arrive, et on repart deja! Petit message rapide, ds un vieu cyber cafe de Pahar Ganj, sur un clavier sans accent ^^

Chouette rencontre a l'aeroport: Matteo et Celia, 2 bons vrais routards, Nadine et son fils de 12ans qui voyagent a l annee.. Bref, on part avec eux a 16h en bus pour rejoindre Kasol, petite ville de l'Himachal Pradesh, arrivee demain 8h! :)

C'est pas dit qu'il y ait le net la haut, donc peut etre pas de news ces jours ci..

On devrait y rester 5-6 jours, pour ensuite rejoindre Haridwar et Rishikesh, mais le programme peut encore changer ^^

Bon du coup, on a pas mal modifie notre itineraire, on va probablement sauter la region de Goa pour aller sur les iles Andamans pr noel :)

Bon je laisse le clavier a Marie, on mettra des photos et des petits recits quand on sera mieux installe :)

A toute :)


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mercredi, 29 octobre 2008

En route pour Delhi

Ca y est! Nous y sommes, dans quelques heures on embarque!

Décollage à 11h de Roissy, une petite escale de 3h30 après 6h de vol à Bahrain, à côté de Dubaï, puis 3h30 de vol vers Delhi. Arrivée 5h30 heure locale le 31/10.

De là, rikshaw jusqu'à Pahar Ganj, quartier routard de Old Delhi qui fourmille d'hôtels. Il ne nous restera qu'à choisir le bon parmi les adresses pré-sélectionnées.

Bon, théoriquement nous sommes prêts. Passeports, visas, vaccins, médicaments, anti-moustique, guides, etc.. Maintenant il ne nous reste plus qu'à nous laisser surprendre par l'Inde :)

Prochaine news de Delhi, une fois installés à l'hôtel. :)

A vendredi!

samedi, 18 octobre 2008

Paré au décollage !

Ca y est! Nous sommes dans les starting block!

A la fin du mois nous décollons pour un périple de 7mois à quelques milliers de kilomètres de la France...

On se hate pour les derniers préparatifs et on inaugure ce blog sur lequel vous pourrez nous suivre tout au long du voyage.

Tout d'abord, voici un petit aperçu de notre itinéraire dans les grandes lignes:


Agrandir le plan


On vous fera part de notre itinéraire revu et corrigé d'ici le départ, mais pour l'instant, on se concentre sur Bordeaux et tout ce qu'il nous reste encore à faire ici... L'excitation du départ se fait de plus en plus sentir. Le compte à rebours a commencé...

Alors attachez vos ceintures. Décollage IMMINENT!!!