Salut tout le monde! :)


Nous avons passé 4 jours à Rishikesh, capitale mondiale du yoga, situé au nord est de Delhi, non loin des sources du Gange. Ce fleuve sacré que les indiens considèrent comme leur mère et dans lequel nombre d’entre eux viennent se purifier chaque jour.


Nous sommes dans le quartier de Lakshman Jhula, quartier très animé au bord du Gange et juste sous le pont suspendu qui permet de rejoindre l’autre rive. Nous optons pour nos deux premières nuits pour un joli ashram (sorte de lieu de retraite spirituel) avec balcon sur le fleuve. Une petite folie pour 400Rps la nuit (6.60€).


Mais avant d’en arriver là, revenons sur les quelques heures de bus depuis Mc Leod Ganj…
Départ à 16h le 09/11 du centre ville pour la gare routière de Dharamsala en bus local, les sacs sur le toit et un bus bondé ! Notre 2ème bus part à 18h pour Dehra Dun, d’où nous prendrons un dernier bus pour Rishikesh à 6h du mat, après 1h d’attente à la gare routière.
Finalement, après avoir demandé conseil à un couple d’anglais rencontrés dans le bus, nous arrivons à notre hôtel aux alentours de 8h. Et oui, faut pas être pressé !

Enfin, nous sommes bien contents de nous poser un peu et nous découvrons une ville encore un peu endormie à cette heure matinale.
Après s’être installés, redécouverte de notre quartier qui pullulait maintenant de vie et de commerçants prêts à vous vendre tout et n’importe quoi et surtout à n’importe quel prix.

Le mot d’ordre en Inde c’est : MARCHANDER ! Une anecdote assez drôle pour illustrer, Baptiste avait repéré un pantalon de bonne qualité dans une boutique. Le premier prix annoncé par le vendeur avide 1700rps ! Une fortune ici. Au final après de longues négociations, il s’en tire pour 500Rps.

Et c’est comme ca pour tout. Tout, absolument tout est négociable en Inde. Du prix du kilo de banane à la nuit d’hôtel, en passant par le coup de fil à l’étranger et la course en Rickshaw (petit taxi à 3roues très utilisé en Inde et très pratique)… Alors faut y aller tranquille, se renseigner un peu auprès des habitués du voyage que l’on rencontre un peu partout, et surtout marchander.
Bien sur, après quelques heures de bus dans les pattes, il est aussi possible de se faire avoir et de payer 20Rps de trop pour une course en Rickshaw. Mais bon…

Donc nous passons notre première journée un peu dans le coltard, et nous découvrons cette nouvelle région réputée également pour le rafting ! Nous décidons de prendre quelques infos sur les tarifs pratiqués dans les multiples agences du coin et finalement, nous partons le lendemain matin à 9h pour une descente de 30km sur le Gange, au milieu des montagnes.

C’était très sympa. Pas trop physique, car il y avait du courant, mais que quelques rapides. Nous étions 10 sur le raft, 2indiens, 4 anglais, 2américains et 2français (l’indien tombe à l’eau, qui reste dans le bateau ? :) ).
Durant la descente, sur les rives, on croise des campements de l’armée indienne qui faisaient eux aussi du rafting. Et c’est parti pour une bataille d’eau, « civils européens VS armée indienne ». Les indiens sont très joueurs dans l’ensemble. Il suffit de se prendre au jeu et on se marre bien avec eux !
Sur le raft, nous sympathisons avec un couple d’anglais d’une trentaine d’années qui nous recommandent de venir dans la Guest house où ils se trouvent, qui loue de chouettes chambres pour 250Rps.
Nous déménageons donc le lendemain matin pour une Guest House à 100m de là.

Nous allons ensuite faire une petite escapade dans le quartier plus spirituel de Rishikesh, Ram Jhula, à quelques kilomètres au sud. Sur la route, nous croisons un bon nombre de singes assez comiques et quelques écoliers qui s’amusaient avec eux.


A Ram Jhula, se trouve l’ashram qui a hébergé les Beatles à la fin des années 60 et qui a donné à Rishikesh sa renommée de capitale mondiale du yoga et de la méditation. Cet ashram est aujourd’hui abandonné et la végétation et les singes en ont fait leur domaine.

Le soir, après le coucher du soleil sur les rives du Gange, nous assistons à la cérémonie religieuse de la communauté spirituelle de Swarg Ashram. Musiciens et fidèles chantent ensemble autour d’un feu et allument des bougies qu’ils déposent en offrande sur le fleuve.


Le lendemain, on profite de notre dernière journée à Rishikesh pour se balader sur les plages de sables fin qui bordent le Gange. Le sable est pailleté et brille au soleil. Les vaches font bronzette et les sâdhus font trempettes.


Un saddhu est quelqu'un qui quitte son ancienne vie pour une quête spirituelle. Il ne possède aucun bien matériel, ne travaille plus et vit exclusivement d'offrandes. Il est traditionnellement habillé en orange et est présent dans toute l’Inde.


Le soir, nous décidons de tester un resto recommandé par le Lonely Planet sur l’autre rive.
Le Tulsi restaurant nous aura laissé un sacré souvenir avec notre première intoxication alimentaire. A 5h du mat nous avons tous les 2 été réveillés avec le ventre en vrac, et Baptiste a été malade les 2jours suivants.

Le lendemain matin, après une nuit un peu mouvementé, nous refaisons nos bagages pour partir à Haridwar, ville sacrée de l’hindouisme. Nous partons faire la visite d’un temple bondé dans les hauteurs d’Haridwar auquel on accède par un petit téléphérique qui nous emmène 550m plus haut.
C’est aussi le repère des macaques à l’affut de nourriture et qui n’hésitent pas à se montrer menaçant afin de détrousser la foule de pèlerins.


Dans la soirée, nous nous rendons sur le lieu où Vishnu (divinité qui protège et préserve tout ce qui est bon dans l’univers et qui peut prendre différentes formes comme Krishna ou Bouddha) aurait fait tomber un nectar céleste et où le sol aurait pris l’empreinte de son pied. En ce lieu hautement sacré, un nombre incalculable de pèlerins viennent se laver de leurs péchés dans le courant rapide du fleuve et faire des offrandes pour eux et leurs familles aux instances religieuses. Ils se réunissent chaque soir pour célébrer le Ganga Aarti.
Le fleuve est alors illuminé par des centaines de petites flammes et on ne peut que se laisser porter par la vague spirituelle, en écoutant les chants sacrés.

Le soir, après un échec total pour prendre un train, nous attrapons un bus local bien pourri pour nous emmener en pleine nuit à Delhi. Baptiste vous racontera l’épisode bien galère à la gare d’Haridwar et les quelques autres péripéties à l’indienne qui nous sont arrivées…

En tout cas, on est en route pour Delhi, on est dans le bon timing dans notre itinéraire et malgré les bonds de 20cm que nous faisions dans le bus à chaque nid de poule, on est finalement arrivés… Bien crevés vers 5h30 du mat à la gare routière de Delhi. Nous traversons la ville en rickshaw jusqu’à la Guest house où nous étions arrivés avec Matéo et Célia le premier jour.
On reprend la même chambre et on se rendort tranquillement jusqu’à midi…

Nous sommes de retour ici notamment pour faire du shopping dans le grand fouillis de Main Bazaar à Paharganj. Et c’est également notre point de départ vers le Rajasthan, avec ses déserts et ses palais, où nous devons passer les trois prochaines semaines.

Mais je vous raconterez tout ca dans un prochain post :)

Encore merci à vous tous qui suivez notre aventure et pour finir un petit coucou des jardins du Fort Rouge de Delhi.