Les Andamans & Nicobar Islands forment un archipel de 350 îles, au sud de la Birmanie, plus proche de la Thaïlande que de l’Inde. Malgré ça, elles ne sont accessibles que depuis le continent Indien, ce qui leur permet d’être encore un peu préservées du tourisme de masse. La durée de séjour est de 30 jours maximum.

Seules quelques îles sont habitées et des ethnies de natifs des andamans existent encore.

Nous arrivons par avion le 27 décembre à Port Blair, capitale de l’archipel. Le bateau que nous avions raté le 24 arrive également le 27 et nous retrouvons Jaras (lituanien) et Natalia (russe), rencontrés à l’embarcation du bateau à Chennai.

Direction la Shipping Corporation, afin de prendre un ferry qui nous amène sur Neil Island, petite île à une quarantaine de kms de là.

Acheter un billet à la Shipping Corporation relève du combat : une queue immense dans laquelle les indiens s’agglutinent, où ça gueule et où il fait chaud, très chaud. Heureusement, il y a des files d’attentes différentes pour les femmes, moins longues et moins compressées !

Les guichets ouvrent normalement à 9h, mais la queue commence dehors dès 8h (peut être même plus tôt ?). A l’ouverture des portes, toujours un peu en retard, 9h20, tous courent pour prendre d’assaut les guichets. Et on comprend pourquoi assez vite : les fonctionnaires derrières les guichets ne sont ni très pressés ni très compétents. 10 personnes devant vous et c’est parti pour 2h d’attente minimum. Ils passent des coups de fils perso, prennent des pauses à tout moment, cherchent les touches sur leur clavier.. bref, c’est vraiment long.

Nous prenons enfin le bateau vers 13h et arrivons à 15h30 sur la petite île de Neil Island.

Il faut savoir que les Andamans ne sont pas sur le même fuseau horaire que l’Inde, mais fonctionnent pourtant à l’heure indienne, du coup avant 18h il fait nuit.

Jaras et Nathalia connaissent bien Neil Island pour y avoir passé un mois 2ans plus tôt. Nous les suivons donc chez leur ami qui tient un restaurant. Nous y posons les affaires et allons à la plage.


Premier aperçu de ces plages sauvages, bordées par une jungle dense et variée. Personne en vue sur cette étendu de sable, si ce n’est des bernard l’hermite en mass, des crabes et des coquillages. Sur cette île, pas de grande plage de sable fin, mais plutôt des fonds marins rocailleux, avec des coraux multicolores.

Première expérience de snorkeling (observation des fonds marins avec masque et tuba) et rencontre avec tous les potes de Nemo. Des poissons et des coraux de toutes tailles, aux couleurs incroyables..

Nous rentrons au restaurant après le couché du soleil, où nous commandons du Red Snapper, poisson rouge à la chair délicieuse :). Durant le repas, il se met à pleuvoir, chose exceptionnelle en cette saison, pluie diluvienne pendant 3-4 heures. Nous n’avons pas encore pris d’hébergement sur l’île et ça ne sera pas possible ce soir. Il est déjà tard quand la pluie s’arrête, et les chemins sont inondés.


Nous devons alors dormir sur place, rien n'est prévu pour, du coup on se retrouve à 4 sur une sorte de lit fait de petits rondins de bois, sans matelas et à devoir éviter les gouttes qui passent à travers le toit. Jaras, ayant hérité de la plus mauvaise place, avait pour couverture une bâche en plastique :) Dans la nuit nous recevons même la visite d'une grenouille qui venait gambader et croasser juste à côté de nos têtes.



Réveil avec le levé du soleil, à 5h, après une courte et peu confortable nuit, pour aller se trouver un vrai bungalow.

En chemin, nous retrouvons nos amis Clara et Thomas avec qui nous avions passé notre première semaine de voyage dans l'Himalaya. Nous nous installons donc dans le même resort, situé dans la jungle et à 100m de la plage :).


La vie sur Neil Island est très tranquille, uniquement 3 resorts sur l'île et peu de touristes.

Ici, pas de voiture, pas de scooteur, que des vélos! La vie de l'île tourne autour du marché central, où l'ont peut trouver le nécessaire.


Vers 15h, les pêcheurs arrivent pour vendre leur poisson fraichement pêché. Nous sommes de bons clients car quasiment tous les jours, nous leur achetons du poisson que nous faisons cuire le soir au feu de bois, accompagné de purée maison!


Nous passons également le premier de l’an sur l’île, où une petite soirée sur la plage s’est organisée, avec son et lumière, autour d’un grand feu de bois et bouteilles de champagne russe ramenées avec soin par Natalia.


La jungle qui nous entoure fourmille de vie. Des varans, serpents et araignées pour faire flipper Marie, mais aussi des plus sympas comme les crabes, bernards l'hermites, grenouilles et geckos. Mais la plaie de l'île, c'est les moustiques! Heureusement, pas de maladie transmissible par eux ici, mais mieux vaut être paré à les affronter au levé et au couché du soleil! (j'avoue qu’on n’était pas trop concernés par ceux du lever du soleil :)

Nous savions que Thomas et Clara faisaient des sculptures de sable sur la côte Atlantique, du coup nous les motivons pour en faire une ici! Nous voilà donc parti un matin tous les 4 avec nos sceaux en direction de la plage, côté "sunset view".



Nous les aidons pour le début, c'est à dire ramener de l'eau et faire une montagne de sable. Après, place aux artistes! Ils vont, pendant les 3-4 prochaines heures, sclupter cette masse de sable pour lui donner l'allure du "Laughting Bouddha".




Un policier qui passe par là, intrigué par la sculpture, prend des photos, et s'empresse d'aller raconter ça en ville.


Du coup, tout le reste de la journée jusqu'au soir des indiens défilent pour venir voir ce Bouddha de sable et donner quelques roupies aux artistes.




On profite pendant une dizaine de jours du calme de cette île sauvage, avant de retourner sur Port Blair pour faire notre extension de visa et rejoindre ensuite l’île la plus touristique de l’archipel : Havelock et ses plages de sable fin.